Le rôle de l'historien est-il de juger ? Dissertation

Le rôle de l'historien est-il de juger ?
Dissertation se demandant si l'historien doit juger ce qu'il relate et à quelles conditions.
№ 23512 | 1,780 mots | 0 sources | 2010
Publié le mars 31, 2011 in Histoire , Philosophie
6,95 $US Acheter et télécharger immédiatement ce document



Résumé:

Lorsque l'empereur romain Jules César rédige son ouvrage La Guerre des Gaulles, il revendique un travail historique, se faisant rapporteur de faits passés ? Cependant, à la lecture de témoignages opposés, il apparaît que l'homme, impliqué dans son récit, y aurait relaté certains faits plus que d'autres, jugé des évènements historiques, à la seule lumière de sa subjectivité propre. Ainsi se pose clairement la question : le rôle de l'historien est-il de juger ? Juger, c'est-à-dire séparer le vrai du faux, apprécier la valeur ou l'importance d'un fait, serait-il l'essence du rôle de l'historien, sa tâche, impliquant une responsabilité, alors qu'il incombe à cet homme – l'historien – de rapporter, ordonner des évènements passées, trouver la vérité en ce qui concerne leur déroulement afin d'offrir un récit juste et fidèle à l'histoire.

1. Une certaine neutralité est attendue dans le récit de l'histoire qui ne doit pas déformer l'histoire
2. Il est difficile pour l'historien d'être objectif dans son récit et son jugement doit alors le conduire à porter un jugement d'importance plutôt que de valeur
3. L'historien ne peut , en tant qu'homme, exposer des faits de manière totalement objective et son travail peut nécessiter un jugement d'importance, au service de l'honnêteté historique

Extrait du document:

Lorsqu'il est demandé à plusieurs personnes de juger leur version de faits historiques, on s'aperçoit que l'une et l'autre retiennent différentes caractéristiques de ces évènements, voire, diffèrent totalement dans leur discours. Ainsi s'exprime leur subjectivité que tout homme expérimente lorsqu'il examine un fait. On retient, par exemple, les réponses contradictoires des peuples Anglais et Français aux interrogations sur le vainqueur de la bataille de Waterloo. Dans son ouvrage De la Connaissance historique, Henri-Irénée Marrou explique cette incapacité de l'historien à être totalement objectif par sa soumission à une « double subjectivité » : celle de l'époque à laquelle il conçoit son récit, et celle de l'époque des faits, des témoignages sur lesquels il s'appuie.

Commentaires