Le savoir est-il la condition du bonheur ? Dissertation by bacchus

Le savoir est-il la condition du bonheur ?
Dissertation se demandant si le savoir a pour objet le bonheur ou si « le » savoir au sens d'une connaissance totale permet le bonheur.
№ 28397 | 3,160 mots | 0 sources | 2010 | FR
Publié le mai 24, 2012 in Philosophie
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Résumé:

La bonne « heur » de l'homme, tel que le renvoie l'étymologie du terme « bonheur » met le destin heureux ou malheureux de ce dernier entre les mains d'un destin. Le bonheur est donc affaire de chance, de bonne étoile, et partant de là, l'homme n'aurait aucune prise sur son destin. Pourtant le bonheur se définit aussi comme « satisfaction complète de toutes nos inclinations qui remplit la conscience ». Cette satisfaction complète renvoie au champ lexical du plaisir, comme plaisir total de mon être. N'y aurait ‘il donc pas un moyen pour l'homme d'influencer son destin ? En quoi consiste cette satisfaction complète ? Il y a bien dans le bonheur une idée de totalité. Le bonheur serait il conditionné par la satisfaction agréable de tous mes sens ? Mais le bonheur dépasse le simple plaisir agréable, il comblerait alors aussi notre besoin de vérité par exemple. Le savoir serait la condition du bonheur, car l'étymologie du terme renvoie au goût « sapere » en latin, au discernement et à la sagesse. Le savoir indique donc la complétude de nos inclinations et serait alors un état requis indispensable et nécessaire pour accéder au bonheur.

I- Le bonheur est une extension maximale du plaisir
II- Le savoir semble être une condition nécessaire au bonheur, mais sa place reste à déterminer car savoir et bonheurs ne sont pas de même nature
III-Le savoir n'est donc pas simple connaissance pure et objective des choses, mais il implique un assentiment à cette connaissance

Extrait du document:

Rousseau, dans la cinquième Promenade des Rêveries du promeneur solitaire, tente de décrire le bonheur qu'il a connu durant ses deux mois passés sur l'île de La Motte : « De quoi jouit-on dans une pareille situation ? De rien d'extérieur à soi, de rien sinon de soi même et sa propre existence, tant que cet état dure on se suffit à soi-même comme Dieu. » Le bonheur n'est pas un objet quelconque conditionné par quelque chose d'extérieur mais un état ressenti par le plaisir seul et même d'exister. Rousseau, de plus, reprend la conception antique de l'ataraxie des passions : « Il faut que le cœur soit en paix et qu'aucune passion n'en vienne troubler le calme. ».

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