Le sens du travail dans nos sociétés Dissertation by dachounett

Le sens du travail dans nos sociétés
Dissertation de philosophie qui montre que nous ne travaillons pas seulement pour subvenir à nos besoins naturels : une vie privée de travail serait privée de sens.
№ 4089 | 2,080 mots | 0 sources | 2007
Publié le mars 04, 2008 in Philosophie , Sociologie
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Résumé:

Pour l’Homme occidental, le travail est à la fois une nécessité (gagner sa vie), une obligation (avoir un statut dans la hiérarchie sociale) et une exigence morale (réaliser une vocation). Les enquêtes l’attestent : le travail compte encore parmi les valeurs auxquelles les européens attachent une grande importance.
Or, nous avons besoin du travail pour bien d'autres raisons que des raisons économiques : travailler ce n’est pas seulement subvenir à ses besoins naturels. L'homme en a besoin pour le plaisir même d'agir, pour satisfaire son besoin de se sentir utile, de se sentir quelqu'un.
Le travail désigne t-il seulement une nécessité et une contrainte, une fatalité économique ? Est-il seulement un moyen de vivre ou est-il constitutif de nous-même ?


I/ L’évolution du sens du travail avec le temps
A) Dans le passé, le travail comme effort physique
B) À partir du 17ème siècle, le travail appelle davantage à la réflexion

II/ L’homme travaille en vue d’obtenir un salaire
A) Travailler nous prive de notre liberté
B) Visions de Marx et Rousseau

III/ Mais le travail a également une fonction d’humanisation
A) Le travail permet d’obtenir une place dans la société
B) Travailler pour changer le cours des choses et ainsi se satisfaire
C) De plus en plus, travailler demande d’avoir de l’ambition

Extrait du document:

Chez les grecs, le travail avait une connotation plutôt négative et était seulement appliqué aux esclaves. Ils suscitaient le mépris et la subordination car ils étaient les seuls à travailler. L’esclave n’était pas considéré comme un être humain car il consacrait sa vie à nourrir l’homme.
Jusqu’à la fin du Moyen-Age, le travail désigne l’activité du bourreau, l’idée de tourment, de souffrance, de peine (le mot travail est issu du mot tripalium, instrument de torture, appareil constitué de trois pieux servant à immobiliser les animaux).
Il y a quelques années, l’essence du travail était le sens de l’effort physique, d’où le sabotage des premières machines agricoles car il était immoral de gagner sa vie autrement que par l’effort et la sueur de son front. Quand la mécanisation fut acceptée, l’idée recherchée fut alors que le travail humanise le monde.
A partir des 17 et 18èmes siècles, le travail commence à être considéré comme un antidote efficace à l’oisiveté et à la pauvreté. Rousseau fait du travail l’instrument de civilisation et de fondement de la citoyenneté.

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