Le statut de la femme dans les textes sacrés islamiques Dissertation by ju1992

Le statut de la femme dans les textes sacrés islamiques
Dissertation qui cherche à savoir si l'islam est réellement incompatible avec les libertés de la femme.
№ 24998 | 2,365 mots | 3 sources | 2011
Publié le juin 23, 2011 in Religion , Questions Sociales
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Résumé:

« Existe-t-il un féminisme islamique ? » De plus en plus nombreux sont aujourd'hui les colloques, débats télévisés, articles de journaux occidentaux qui tentent de trouver une réponse à cette question déstabilisante, qui remet en cause la dichotomie traditionnelle entre un Orient arriéré et un Occident phare des droits de l'homme. Pour une large frange des musulmans conservateurs, de même, ces deux termes sont par nature antinomiques, parce que le féminisme, associé à un concept laïque et occidental, n'a pas à s'appliquer à la civilisation islamique, qui ne saurait être réglée sur la question du raport entre les sexes que par la seule charia, l'ensemble des règles tirées de l'interprétation du Coran, de la Sunna et des hadith. D'ailleurs, nombreux sont ceux à estimer que le féminisme à l'occidentale, bien loin d'oeuvrer pour la parité, masculinise le genre féminin et le relègue au rang d'objet sexuel. Ainsi, pour une part importante de l'opinion publique, que ce soit d'un côté ou de l'autre de la Méditerranée, il semble que l'islam soit conçu comme largement incompatible avec la liberté de la femme au sens où nous pouvons l'entendre en France.
Nous nous pencherons dans un premier temps sur les différences nature entre les deux sexes, avant d'étudier les droits de la femme dans le droit musulman.

Extrait du document:

Dans les principes du droit islamique, la femme possède un statut juridique (ce qui constitue donc une grande avancée, semble-t-il, par rapport à l'Arabie pré-mahométane), mais elle n'en reste pas moins une éternelle mineure. Son incapacité se manifeste notamment en matière de témoignage, celui d'une femme valant la moitié de celui d'un homme. On retrouve ce ratio avec le prix du sang, ou encore en droit successoral, sa part d'héritage représentan tlà encore la moitié de celle d'un homme. Il est donc clair ici que le sexe masculin prédomine ; cependant, si l'on compare cette situation avec celle des tribus ancestrales qui n'admettaient aucun héritage féminin, il s'agit d'une « réforme hardie » (M.Millot). Un autre progrès consiste en un droit accru (mais loin d'être absolu) de la femme à choisir son époux et à décider avec lui la teneur de leur vie commune. Le mariage islamique s'apparente en effet plutôt à une sorte de contrat, dont les modalités sont laissées assez libres par les textes sacrés.

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