Le temps de la croyance Dissertation by Jfantino

Le temps de la croyance
Dissertation de philosophie qui détermine le rapport existant entre la croyance et le temps.
№ 1807 | 2,150 mots | 8 sources | 2007
Publié le nov. 18, 2007 in Philosophie , Sociologie
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Résumé:

L’homme moderne rejette la croyance dans un passé révolu d’ignorance et d’hétéronomie. Mais, l’homme post-moderne qui bricole avec les croyances, perd le sens de la vie car il ne croit plus au futur et donc au progrès. Il doit de nouveau croire en la croyance pour agir de façon à devenir un être libre et autonome, guidé par l’usage théorique et pratique de sa raison.
Mais, l’ambiguïté de la notion de temps véhicule une tension qui cherche à exclure la croyance de la vie et à la réserver à un moment, précisément hors du temps. Le problème est donc le suivant : à partir du lien qu’a la croyance avec le temps, en quoi est-il temps que je crois ?


I. Comme les croyances ont pour origine le passé, il est temps que je crois à la raison

II. Puisque la croyance a pour visée un futur, il est temps que je crois en la croyance

III. Etant donné que la croyance s'identifie avec la vie présente, j'ai le temps de croire en la vie

Extrait du document:

La croyance est traditionnellement rattachée au passé puisque je prends précisément conscience que c’est une croyance au moment présent où je cesse d’y croire : je corrige alors mon jugement afin de mieux appréhender ma croyance future. D’emblée, la croyance semble donc avoir un lien avec le temps.
L’enjeu de notre parcours est alors de déterminer le rapport qui existe entre la croyance et le temps afin de comprendre la place de la croyance dans le temps, et donc la vie humaine. Car croire est-ce passer du temps ou bien le temps fait-il passer la croyance ?
D’abord, les croyances, c’est-à-dire toute sorte de croyance, ont pour origine le passé. Il est donc temps de croire en la raison pour se débarrasser de la croyance-opinion. Les croyances prennent leur source dans le passé. En effet, tous les préjugés de l’enfance résultent des idées reçues des précepteurs, des « histoires des nourrices », selon Descartes dans ses Principes de la philosophie. De plus, selon Freud dans L’avenir d’une illusion, la croyance en Dieu qui fonde toute religion n’est que la transposition du complexe Oedipien à l’homme qui demeure un enfant.

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