Les connaissances scientifiques proviennent-elles de l'expérience sensible ? Dissertation by angelina16

Les connaissances scientifiques proviennent-elles de l'expérience sensible ?
Dissertation philosophique sur le thème du savoir scientifique par rapport à l'expérience et à l'intelligence pure, selon 3 philosophes : Descartes, Wittgenstein et Kant.
№ 10265 | 3,040 mots | 3 sources | 2009
Publié le févr. 24, 2009 in Philosophie
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Résumé:

A première vue, la science ne nous apprend-elle pas à nous méfier de l'expérience sensible ? Or, toute connaissance n'est-elle pas cependant acquise par l'expérience sensible ? Cela dit l'expérience sensible ne constitue-t-elle pas qu'une partie de la démarche scientifique ?
Les connaissances scientifiques ne devraient jamais provenir de l'expérience sensible, toujours potentiellement trompeuse, mais seulement de l'intelligence pure et attentive. Or, à moins de dire que l'intelligence pure est innée, on doit bien admettre que toute connaissance, qu'elle soit scientifique ou non, est acquise par, et donc provient de l'expérience sensible. Cependant, ce qui importe dans la connaissance scientifique, ce n'est pas sa provenance, mais sa valeur qui découle de la priorité de la réflexion a priori sur l'expérience sensible.
Les 3 textes étudiés sont extraits de :
- Descartes, "Règles pour la direction de l'Esprit"
- Wittgenstein, "de la Certitude"
- Kant, "Premiers Principes Métaphysiques de la Science de la Nature"

Extrait du document:

En revanche, contrairement à Descartes, si ces propositions sont incontestables, ce n'est pas parce qu'elles sont innées, mais plutôt parce qu'elles bénéficient d'une sorte de consensus social parce que. Car, en fait, ces propositions incontestables (mathématiques, par exemple), sont acquises exactement de la même manière que les propositions empiriques, c'est-à-dire par l'expérience sensible : "la proposition mathématique a été obtenue par une série d'actions qui ne se différencient d'aucune façon du reste des actions de la vie et qui sont tout aussi sujettes à l'oubli, l'inadvertance et l'illusion." (Wittgenstein, de la Certitude). En effet, j'apprends les mathématiques à l'école, en écoutant mes professeurs, en lisant l'énoncé des exercices et des problèmes, etc. Il m'arrive donc de me tromper en énonçant une proposition mathématique, tout comme je le fais en énonçant une proposition empirique.

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