Les États sont-ils toujours souverains ? Dissertation

Les États sont-ils toujours souverains ?
Dissertation s'interrogeant sur la transformation de la souveraineté de l'État.
№ 21915 | 1,530 mots | 2 sources | 2010
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Résumé:

« States are sacrosanct in a way not seen historically ». A contre-courant des thèses annonçant la fin des États, Holsti affirme leur prédominance dans les relations internationales. Dans son ouvrage, il cherche à réactualiser la notion contestée de souveraineté en montrant que les bases du système Westphalien restent en place, c'est-à-dire le principe de souveraineté des États établi lors du traité de Westphalie en 1648. Cette souveraineté inclut le principe de non-intervention dans le territoire des États, permettant un équilibre des puissances dans les relations internationales censé empêcher toute guerre inter-étatique. Cependant, le cas des collapsed states décrits par Zartman dans son ouvrage éponyme montre que l'État peut disparaitre, son caractère souverain ne suffisant pas à la survie d'une autorité centrale et légitime. Sorensen, lui, tente de dépasser ce débat entre permanence et retrait de l'État en analysant les changements contemporains réels de l'État. Il décrit ainsi un post-modern state où la nature de la souveraineté de l'État a évolué, bien que ses principes restent constants. Il va donc à l'encontre de la vision de Kalevi Holsti qui cherche à montrer la pérennité de cette souveraineté traditionnelle. La question de la transformation de la souveraineté de l'État se pose donc.

Extrait du document:

Si on s'en tient à l'analyse d'Holsti, la souveraineté est depuis le milieu du XVIIème siècle un attribut de l'État et non plus de ses dirigeants. D'autre part, le droit de conquête était le corollaire inévitable de la souveraineté pour permettre aux États de se maintenir dans le système international. Mais cette pratique a été condamnée lors du Congrès de Vienne de 1815, ce qu'Holsti interprète comme un changement majeur confirmant la fonction protectrice du territoire : la souveraineté ne donne plus une liberté totale dans le domaine extérieur.

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