Les mots nous trahissent-ils ? Dissertation by klrr

Les mots nous trahissent-ils ?
Dissertation de philosophie qui analyse le rapport entre la pensée et le langage.
№ 6332 | 1,465 mots | 0 sources | 2008
Publié le juin 15, 2008 in Littérature , Philosophie , Linguistique
5,95 $US Acheter et télécharger immédiatement ce document



Résumé:

Les mots, sons ou groupe de sons articulés servent à exprimer une idée, que l'esprit imagine et conçoit. Paradoxalement, le jardin secret des pensées de l'individu est ainsi épargné malgré la capacité qu'il a de formuler son jugement et de l’exprimer oralement. Les paroles traduisent donc les pensées de l'individu et il est volontairement responsable de ce paradoxe ; à moins que les mots ne falsifient les pensées qu'il veut faire transparaître.
Mais, les mots, extérieurement proférés, nous trahissent-ils ?

I. Les mots constituent une possibilité de traduction de nos pensées intérieures

II. Les limites qu’a le langage comme traduction fidèle de la pensée

III. Les mots sont un vecteur indispensable pour transporter un contenu

Extrait du document:

Avant tout, notons qu’il existe deux types de langage, le langage intérieur, qui renvoie à la pensée et le langage extérieur qui consent à partager mes diverses réflexions.
Nous abordons tout d’abord la pensée, qui n’est donc pas autre chose qu’un langage intérieur, s’exerçant avec des mots, bien que ceux-ci ne soient pas extérieurement proférés. Comme le dit Platon dans le Sophiste, il s’agit d’un «dialogue intérieur de l’âme avec elle-même». Ici, il n’y a donc pas de trahison possible puisque je suis en dialogue avec moi-même. Mes réflexions ne concernent que moi, je n’ai nul besoin de les camoufler, d’en avoir honte ou de chercher à les modifier puisque je suis le seul à les «entendre».
Ensuite, les choses se compliquent lorsque je désire extérioriser ces pensées. Effectivement, le langage et la pensée sont indissociablement liés : la pensée précède le langage mais, par ailleurs, le langage enrichit la pensée. Ainsi, le mot réalise la pensée, lui donne une extériorité. Il transporte inconsciemment ce que je suis au plus profond de moi-même.

Commentaires