Les pays riches ont-ils des devoirs envers les pays pauvres ? Dissertation by LeTristan89

Les pays riches ont-ils des devoirs envers les pays pauvres ?
Dissertation qui porte sur le concept de justice globale et s'interroge sur les raisons qui légitiment et orientent l’aide internationale.
№ 6587 | 2,865 mots | 0 sources | 2008
Publié le juin 22, 2008 in Économie , Relations Internationales , Sciences Politiques
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Résumé:

Il est illusoire de penser que le monde se compose de deux types de pays, les riches d’un côté qui bénéficient de ressources économiques, culturelles, alimentaires en abondance, les pauvres qui en manquent. Il y a une pluralité de causes de détresse pour un pays comme pour un individu dont le bien être n’est pas systématiquement lié à tel ou tel facteur. Il ne faut pas chercher à quantifier une différence de richesse absolue entre des Etats mais estimer cette différence en termes relatifs.

I. La globalisation, en créant une interdépendance, rend l’aide internationale de plus en plus systématique

A. Les interactions de plus en plus nombreuses entre les pays du monde facilite la prise de conscience de la misère des pays pauvres
B. Les pays riches semblent les plus à même d’aider les pauvres, mais ils n’ont pas un monopole

II. L’aide reste un devoir conditionné par des facteurs pluriels et peut apparaître plus ou moins légitime selon les circonstances

A. La légitimité de l’aide est principalement liée à la situation du destinataire
B. La question de savoir où s’arrête le devoir du donateur justifie l’interrogation sur «l’aide juste»

Extrait du document:

S’il a été admis que les pays riches avaient un devoir d’aider, les formes que doivent prendre ce devoir restent à déterminer. La question du destinataire se pose sous plusieurs aspects. D’abord, l’application stricte du principe de souveraineté sur la scène internationale a fait prévaloir une aide entre les Etats. Réaliser le bien-être d’une population revient aux gouvernements et l’aide est perçue comme une redistribution des ressources d’Etat à Etat. Il y a alors un mécanisme de type distribution du travail d’aide qui se met en place avec deux circuits d’aide, d’Etat à Etat puis d’Etat à sa population. Récemment s’est développée une tendance visant à faire parvenir l’aide directement aux populations qui en ont besoin. Au principe de souveraineté un principe d’universalisme qui place le droit de l’Homme au-dessus de celui des Etats, développant ainsi un principe d’ingérence humanitaire.

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