Les personnages au sein de l'ouvrage de « Les Misérables », de Victor Hugo Dissertation by mayanenita

Les personnages au sein de l'ouvrage de « Les Misérables », de Victor Hugo
Dissertation, à partir d'une critique de Gustave Flaubert s'interrogeant sur l'irréalisme des personnages dans l'œuvre « Les Misérables », de Victor Hugo que Flaubert fustige.
№ 22154 | 2,115 mots | 0 sources | 2011
Publié le janv. 16, 2011 in Littérature
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Résumé:

Livre « trop religieux », « utopie politique dangereuse », œuvre « d'un génie immense », « grandiose » ou « abjecte », tout a été dit sur Les Misérables de Victor Hugo, œuvre publiée en 1862 et qui dès sa sortie déchaine déjà les critiques. Flaubert, contemporain de Hugo pose lui aussi un regard critique sur l'œuvre et s'exprime dans une lettre à son propos : « Et des types tout d'une pièce comme dans les tragédies ! Où y a-t-il des prostituées comme Fantine, des forçats comme Jean Valjean, des hommes politiques comme les stupides cocos de l' A B C ? Pas une fois on ne les voit souffrir dans le fond de leur âme. Ce sont des mannequins, des bonhommes en sucre, à commencer par Monseigneur Bienvenu [...] Où est l'évêque qui demande la bénédiction d'un conventionnel ? [...] Quant à leur discours, ils parlent très bien, mais tous de même. » Selon Flaubert, Les Misérables serait donc un roman irréaliste, qui ne s'attacherait pas à faire vivre ses personnages selon sa vision du réalisme. Comment ce jugement cristallise t-il le choc de deux conceptions littéraires ?

Tout d'abord, Flaubert fustige l'irréalité du roman, qui peut prendre différentes formes, ce dont Hugo se défend par la suite, mais l'irréalisme des Misérables est aussi nécessaire et fait du livre un roman hors cadre et aspirant à une certaine complétude et à un certain optimisme.

Extrait du document:

L'identité des misérables est en effet, souvent floue, multiple, voire inexistante, l'anonymat est une conséquence de la misère, l'homme étant noyé dans la masse inconnue, il est seulement le « deuxième personnage du livre ». D'où des personnages volontairement insaisissables, antithétiques, cachés sous des surnoms, dédoublés, par exemple Jean Valjean est « l'autre Fauvent » dans le couvent mais il est aussi « le-mendiant-qui-fait-l'aumône » dans le vieux quartier du Marché- Aux-Chevaux à Paris et le « Père Madeleine » à Montreuil-sur-Mer mais peut aussi être caractérisé par un simple numéro.

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