"Les planches courbes" de Yves Bonnefoy Dissertation by audrey1989

"Les planches courbes" de Yves Bonnefoy
Dissertation qui étudie les déplacements réels, rêvés ou métaphoriques dans l'oeuvre de Bonnefoy, en les mettant en rapport avec le souci de regard rétrospectif sur son existence que le poète manifeste dans ce recueil.
№ 7775 | 1,005 mots | 0 sources | 2007
Publié le août 21, 2008 in Littérature
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Résumé:

Né en 1923, c'est en 2001 que le poète Yves Bonnefoy fait paraître son recueil de poèmes Les Planches Courbes. Il s'agit d'une sorte de bilan d'une vie; une réflexion du vieil homme pour qui il subsiste une question : «comment faire pour que veillir ce soit renaître» ?
Ce recueil et plus particulièrement la section intitulée La Maison Natale, constituent la trajectoire d'un vieil homme qui à la fin de sa vie se pose les questions essentiels dont s'est nourrie son enfance. C'est dans le but d'une remémoration poétique et afin de porter un regard rétrospectif sur son existence que le poète nous raconte ces déplacements dans l'espace. Réels, rêves voire même métaphoriques, ces déplacements constituent une dimension non négligeable de La Maison Natale. C'est à travers ces déambulations que le poète tente de retrouver le paradis.

Extrait du document:

La section oscille entre deux pôles, le déplacement en rêve et le déplacement en souvenir. De la séquence I à la séquence X, les poèmes retracent les différentes étapes d'un itinéraire qui permet d'accéder aux souvenirs. Ainsi, dans les séquences I, II, III, le poète décrit une sorte de rêve éveillé qui prolonge peut être le rêve que le poète aura fait pendant son sommeil : «je m'éveillais, c'étais la maison natale».
Dans ces séquences, le poète se déplace métaphoriquement d'un espace maritime à un espace terrien. Bonnefoy revisite sa maison natale qui est envahie par les eaux mystérieusement.
De plus, les poèmes IV, V, VI sont des rêves nocturnes où là aussi le poète se déplace métaphoriquement dans ce qui fut son enfance, sa maison. Bonnefoy va «dans la maison de pièce en pièce» et finit par arriver dans sa «salle de classe» ce qui est probablement une référence à la profession de sa mère qui fut institutrice. Comme les surréalistes dont Bonnefoy est un héritier, il s'est souvent intéressé aux rêves en tant que l'expression de l'inconscient. Ainsi dans les poèmes VII, VIII, IX et X il évoque des souvenirs découlants de ses récits de rêves. Son itinéraire a pour projet de retrouver le «vrai lieu», ce que le poète a gardé au fond de lieu, de sa maison d'enfance...

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