Les relations entre le Président et le Premier ministre sous la Vème République Dissertation by Philémon

Les relations entre le Président et le Premier ministre sous la Vème République
Dissertation qui analyse comment le pouvoir exécutif s’articule précisément autour de ces deux figures, tant d’un point de vue théorique que pratique.
№ 5096 | 2,100 mots | 3 sources | 2008
Publié le avr. 13, 2008 in Droit , Sciences Politiques
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Résumé:

Dans la Constitution élaborée en 1958 sous la houlette de Michel Debré, le pouvoir exécutif est principalement incarné par ses deux figures emblématiques : le Président de la république, présenté par l’article 5 comme une sorte d’arbitre national, et le Premier ministre, rendu véritable chef du gouvernement par l’article 21.

I- Une ébauche constitutionnelle de dyarchie dont la mise en pratique repose en fait sur un consensus qui profite finalement surtout au Président

1) La Constitution présente un équilibre certain entre le Président de la république et le Premier ministre, dont les rôles s’avèrent complémentaires
2) De fait, on retrouve fréquemment entre le Président et le Premier ministre une réelle harmonie, dont la nature néanmoins ne repose pas tant sur la constitution en elle même que sur un consensus entre eux
3) En fin de compte, ce consensus entre le Premier ministre et le Président laisse clairement l’avantage au second, qui apparaît comme la référence exécutive ultime

II- Mais ce partage du pouvoir exécutif ne se fait pas toujours sans ambiguïtés ni luttes intestines

1) Souvent, le choc des personnalités entre Président et ministres d’une même couleur politique parasite les relations au sein de l’exécutif
2) Les cohabitations ou l’étrange mouvement de balancier entre rivalité ultime et équilibre parfait

Extrait du document:

Le Président sait laisser dans les faits une réelle indépendance à son Premier ministre. En 1969, Jacques Chaban-Delmas lance le slogan de la nouvelle société sans consulter Georges Pompidou, qui lui ne l’emploie jamais mais ne prétend pas pour autant avoir dessus un désaccord de fond. De même, quand Valery Giscard d’Estaing nomme Raymond Barre Premier ministre, c’est dans le but de laisser la plus grande liberté d’action à ce «meilleur économiste de France» qu’il considère en effet comme le seul à pouvoir sortir le pays des conséquences de la crise pétrolière – d’ailleurs ce dernier cumule les fonctions de Premier ministre et de ministre de l’économie.
En retour, le Président la république n’hésite pas à prendre certaines libertés pour réaliser des mesures symboliques. Par exemple, en 1995, Jacques Chirac met lui-même fin au service militaire obligatoire qu’il remplace par l’armée de métier : c’est selon lui le genre d’initiative qui relève du sommet de l’Etat, et il peut se le permettre car il sait que son Premier ministre ne s’y opposera pas, puisqu’il est du même bord politique.

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