Les sciences humaines permettent-elles de connaître l'homme? Dissertation by Marinette

Les sciences humaines permettent-elles de connaître l'homme?
Dissertation de philosophie sur la question de l'efficacité des sciences humaines et de leur capacité à délivrer une connaissance de l'homme.
№ 264 | 4,500 mots | 0 sources | 2007
Publié le mai 13, 2007 in Philosophie
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Résumé:

Etude des sciences humaines et de leur statut selon un regard philosophique. Traite de la question de la fiabilité et de l'objectivité des sciences humaines dans la quête d'une connaissance véritable de l'homme, en appuyant la réflexion sur un questionnement sur le terme même de "sciences humaines" et de sa légitimité, mais aussi sur la question de la possibilité d'une connaissance de l'homme.

Extrait du document:

Connaître l’homme, voilà une entreprise laborieuse. C’est pourtant le pari qu’a relevé Hume, se lançant dans son grand projet : construire une véritable science de l’homme. Pour cela, dans son traité de la nature humaine, cet empiriste voulait mettre en exergue les principes selon lesquels sont régies les opérations de la pensée humaine. Ce projet, pour lui, était à concevoir à l’image d’une science de la nature physique, telle que Newton l’a constituée. C’est ce même projet, semble-t-il, que les sciences humaines aujourd’hui s’évertuent à mettre en application. Pourtant l’idée n’est plus tout à fait la même. Pour commencer, Hume parlait d’une seule et unique science de l’homme, tandis que l’on ne peut faire autrement que parler d’une pluralité de sciences humaines. En outre, il semble que ces sciences humaines se démarquent très largement des sciences proprement empiriques comme pouvait les concevoir Newton. Voilà déjà matière à réflexion, car si la psychologie d’aujourd’hui semble à peu près répondre aux ambitions de Hume qui voulait étudier les rouages de l’esprit humain comme on le ferait pour les sciences physiques, elle ne semble pas, en revanche, suffire à la connaissance véritable et complète de l’homme. Dès lors, nombre de questions s’imposent. En effet, peut-on connaître entièrement l’homme en établissant un moyen de connaître son système de pensée ? Il semblerait que non, car l’homme ne peut se réduire à sa simple pensée. Mais comment, au juste, peut-on caractériser l’homme, le définir de manière complète et cohérente ? En d’autres termes : peut-on établir une connaissance unique, telle que ce à quoi aspirait Hume à travers son projet d’une unique science de l’homme, qui puisse dégager une certaine unité de l’homme ? Cette interrogation semble fondamentale pour pouvoir répondre à une autre question tout aussi cruciale : peut-on seulement connaître l’homme ? C’est du moins l’impératif du « Connais-toi toi-même » que semblent tenter de suivre les sciences humaines. Cette question nous mène à une dernière question qui incarne le fondement d’un tel sujet : qu’est-ce que la connaissance, et comment l’obtenir ? La science semble être le moyen le plus efficace pour accéder à la connaissance puisqu’elle prétend aboutir, par des moyens précis, selon des critères fiables permettant une objectivité des résultats, à une connaissance valide. Elle se veut donc universelle et sans équivoque.
Il semble bon dans un premier temps de se demander si les sciences humaines, qui par leur nom prétendent implicitement pouvoir délivrer une connaissance fiable et objective de ce qui a trait à l’humain, peuvent légitimement être appelées ainsi, avec tous les critères scientifiques que cela implique. Si les sciences humaines ne semblent pas répondre exactement aux critères d’expérimentation requis par les sciences de la nature, n’est-ce pas justement parce qu’elle sont conformes à leur objet, un être empreint de subjectivité, complexe, voire « morcelé » comme le définirait un psychologue ? Mais dans ce cas, il faudra se demander si l’on peut encore parler d’une véritable connaissance, pour enfin en arriver à la question d’une discipline qui proposerait une unité cohérente de l’homme, correspondant ainsi à la possibilité d’une connaissance véritable : l’homme compris dans son essence.

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