" Lettres Philosophiques " de Voltaire Dissertation by Thomas

" Lettres Philosophiques " de Voltaire
Dissertation de littérature qui étudie les "Lettres Philosophiques" de Voltaire à la lumière de l'aphorisme de Diderot "Il ne faut pas rassasier son lecteur mais irriter son appétit".
№ 2386 | 3,600 mots | 0 sources | 2006
Publié le déc. 30, 2007 in Littérature
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Résumé:

Lorsque Diderot écrit qu’ « il ne faut pas rassasier son lecteur, mais irriter son appétit »,il s'attache à la technique littéraire. Il semble répondre à la question que se posèrent avant lui les classiques : « Comment instruire sans manquer de plaire ? ».
Mais les Lettres philosophiques de Voltaire ne correspondent que partiellement à la conception de la littérature qui transparaît à travers l’aphorisme de Diderot. En effet, leur auteur cherche premièrement à nous faire partager son avis, il tente de nous « rassasier ». Cependant ce n’est pas cette démarche qui a fait la postérité de l’oeuvre : notre appétit est « irrité » par des motifs comme à travers une écriture relevant d’une esthétique proprement voltairienne.

Extrait du document:

« Ils ôtent de l’histoire de Socrate qu’il ait dansé ! » disait La Bruyère des esprits bornés. Ils l’ôtent aussi de celle de Voltaire ! Ce dernier est l’un des auteurs les plus mal jugés de la littérature française, en grande partie parce que nous le connaissons mal. Qu’entendons-nous ici et là ? « Voltaire est illisible ... sa poésie : indigeste ... ses contes : pseudo philosophiques ... ». mais que lisons-nous de lui ? Un ou deux de ces contes « philosophiques », quelques articles de son Dictionnaire philosophique et un extrait du Traité sur la tolérance ... et notre avis peut tomber, péremptoire. Il n’y aurait rien d’autre à lire. Voilà comment l’on se retrouve à juger de l’oeuvre immense – en qualité comme en diversité – d’un auteur par la lecture d’une infime quantité de ce qu’il composa. Pourtant s’il est un homme dont on peut dire qu’il rassasia l’appétit littéraire de ses contemporains c’est bien François Marie Arouet.

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