« Mémoires de Mr de Meilcour », Crébillon Dissertation by nevermind0488

« Mémoires de Mr de Meilcour », Crébillon
Dissertation basée sur une expression de Jean Dagen et se demandant dans quelle mesure cette remarque s'applique aux "Égarements du cœur et de l'Esprit" de Crébillon.
№ 23073 | 2,125 mots | 0 sources | 2011 | FR
Publié le mars 09, 2011 in Littérature , Littérature Etrangère
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Résumé:

Les égarements du cœur et de l'esprit ou « Mémoires de Mr de Meilcour » est un roman mémoire écrit par Crébillon et publié entre 1736 et 1738, sous l'ancien régime. Ces mémoires s'inscrivent donc dans un contexte de tripartition sociale (le clergé, la noblesse et le tiers-état) contredit par le mouvement naissant des Lumières. Dans les égarement du cœur et de l'esprit Crébillon focalise uniquement sur cette société fermée de la noblesse (le « monde aristocratique du XVIII è siècle» selon J.Dagen), dont nous découvrons les mœurs insouciantes et libertines par le biais de la littérature notamment. Le projet de Crébillon, comme il nous l'indique lui-même dans la préface de son œuvre, a donc été de « peindre les hommes tels qu'ils sont », et de faire du roman (ce genre « méprisé ») un « tableau de la vie humaine ». Crébillon privilégie ainsi et d'emblée « l'exigence de vérité »- selon ses propres mots. Il est donc question pour lui de peindre, de faire un tableau, et l'affirmation de Jean Dagen «Crébillon ne peint pas le monde aristocratique du XVIII e siècle, il l'invente. » nous semble alors paradoxale par rapport à la préface de Crébillon.

1-En quoi Les Égarements du cœur et de l'Esprit est une peinture, au sens de J.Dagen, qui « rend compte fidèlement de la réalité » du monde aristocratique du XVIIIème
2-En quoi le monde aristocratique dont parle Crébillon dans ce roman est une « invention » de celui-ci, et qu'entend-on par « invention »
3-Le paradoxe qui existe entre les termes « peindre » et « inventer » qu'oppose J.Dagen
4-Crébillon a choisit d'inventer dès lors qu'il a choisit de « peindre »

Extrait du document:

Cette réinvention de la réalité aristocratique en question vient aussi de l'écart de maturité entre le je narrant et le je narré. Ce recul pris par rapport à l'histoire laisse voir une maturité du narrateur rétrospectif ainsi qu'une dénonciation de la réalité qu'il dépeint. Nous apercevons alors la visée critique et morale créées à partir de la peinture du monde, son matériau d'analyse, et de l'invention, la matière rétrospective et l'introduction d'une dimension critique.

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