Monastère médiéval : une expérience démocratique ? Dissertation by HKMETZ

Monastère médiéval : une expérience démocratique ?
Dissertation se demandant si l'on peut réellement considérer que les ordres religieux réguliers étaient le théâtre d'une expérience démocratique comme l'affirment quelques médiévistes.
№ 30709 | 2,540 mots | 2 sources | 2014 | FR
Publié le mai 31, 2014 in Histoire , Religion , Ressources Humaines
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Résumé:

Depuis la fin du XXe siècle, les historiens cherchent à trouver l'origine de notre société, de nos institutions, etc. Un des principes fondamentaux de notre société est la démocratie. Provenant du grec « dêmos & kràtos » c'est-à-dire le pouvoir au peuple, elle définit ce régime où le peuple est souverain. Dans bien des récits les historiens ont cherché à expliquer ce qu'était la démocratie, d'où nous venait-elle, en concluant systématiquement que l'âge d'or de la démocratie n'était autre que la Grèce antique. Cependant, quelques médiévistes, notamment Jacques Le Goff ou Jean Dalarun ont tenté d'expliquer cet élan naturel de démocratie par une période à laquelle nous ne pensons pas de prime abord : le moyen-âge ; époque souvent mal connotée, période « sombre » dirait Jules Michelet. Cette vision négative et sans nuances est aujourd'hui remise en cause par tous les médiévistes. En France, pendant tout le moyen-âge, la religion reste le ciment de la société. En effet, les Français naissent « chrétiens et français », mais d'abord chrétiens, comme le montrent les mots de La Bruyère. Ainsi les ordres séculiers et réguliers ont eu un très grand rôle pendant le moyen-âge. Le moyen-âge n'est bien entendu certainement pas une époque démocratique. Pourtant, il n'en demeure pas moins que cette période est par bien des aspects démocratiques, particulièrement en ce qui concerne le clergé régulier. On parle de clergé régulier pour désigner un groupe de religieux qui vit selon des règles et en particulier celle de la vie en communauté telle que Saint-Augustin ou Saint-Benoit la théorisa. À l'inverse, on nomme clergé séculier, le clergé qui vit au milieu des laïcs.

1- Une interprétation démocratique des pratiques du clergé est-il possible ?
2- Les monastères sont-ils les laboratoires de la démocratie comme le dit J.Dalarun ?

Extrait du document:

La domination seigneuriale est très présente, et l'Église souhaite de plus en plus échapper à cette domination héréditaire. Si à l'extérieur du monastère, les charges et privilèges sont héréditaires. Or, vouer sa vie à Dieu n'est pas quelque chose d'héréditaire. C'est parce que Dieu l'a voulu que les hommes d'Église sont voués à Dieu. C'est le choix du Seigneur. Pour pallier ce problème de l'hérédité, qui ne peut être effectif dans les ordres réguliers, l'Église catholique est conduite à trouver elle-même un art de gouverner. C'est précisément cet art-ci qui pourrait illustrer une approche démocratique.

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