Morale et désir Dissertation

Morale et désir
Dissertation portant sur la tension entre la morale et le désir et les possibilités de l'action humaine prise entre ces deux pôles.
№ 13611 | 3,405 mots | 0 sources | 2010
Publié le janv. 28, 2010 in Philosophie
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Résumé:

La morale dans son sens le plus large renvoie à la faculté de se placer sur une échelle du bien et du mal avant d'agir. La morale renvoie à l'idée de la raison. Le désir est la faculté de vouloir quelque chose. C'est un acte qui n'est ni forcément réflectif, ni forcément conscient. En ce sens, on le place volontiers dans la catégorie des passions et même parfois on le considère comme une forme de l'instinct. D'une certaine manière, la morale et le désir représente le conflit entre ce qui est de l'ordre de la raison et ce qui touche à la passion. Pourtant, ils ont un point commun le fait qu'ils soient reliés à l'action. Ils renvoient alors à un mal intrinsèque de l'humanité, bloquée entre l'instinct et cette qualité de créature pensante. Cela ne pourrait-il expliquer cette une forme de non plénitude de l'action humaine ?

Extrait du document:

L'objectif éthique de Spinoza est de libérer l'homme de la servitude des passions. Pour cela Spinoza s'attache à déterminer qu'elles sont les causes des passions. L'esprit humain est la conscience que le corps à de lui même mais également un conatus, c'est à dire la volonté pour persévérer dans l'être. L'esprit humain en tant que conatus est une force d'exister, de déployer son existence. Ce mouvement de poursuite qui caractérise l'existence est désigné par le terme de cupiditas. Il s'agit du désir et du désir d'exister qui est l'essence de l'homme. Le désir est l'aspect dynamique du corps, l'appétit. L'appétit est toujours conscient, même si elle n'est pas issu de la connaissance ou de la réflexion. Ce désir conscient est donc un principe actif, il renvoie à l'activité première du corps. L'activité s'oppose à la passivité, qui désigne un stade du désir qui ne s'expliquerait pas par la causalité interne du conatus. Un tel désir relève par exemple d'une projection faite par autrui. Une conduite éthique consiste donc pour l'homme à se libérer de ce genre de désir en recentrant sur lui les principes de son désir.

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