« Penser le mal, c'est penser mal » (Alain) Dissertation

« Penser le mal, c'est penser mal » (Alain)
Dissertation, basée sur une affirmation d'Alain, se demandant si cet auteur ne veut nous signifier que le mal ne peut se penser sans le bien dont il est le négatif.
№ 25698 | 1,720 mots | 0 sources | 2011 | FR
Publié le août 03, 2011 in Philosophie
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Résumé:

La pensée du mal occupe une grande partie de la philosophie occidentale, depuis le célèbre « nul ne fait le mal volontairement » de Platon jusqu'au non moins célèbre « scandale du mal » de Ricoeur. On est donc étonné de lire sous la plume du philosophe français Alain que « penser le mal, c'est penser mal ». Alain, plutôt que de jeter le discrédit sur l'ensemble de ces penseurs, ne veut-il pas nous signifier par cette formule piquante que le mal ne peut se penser sans le bien dont il est le négatif ?

1. Opacité de l'objet
2. Le caractère insuffisant de l'image du scandale
3. Une réflexion morale ne peut séparer bien et mal

Extrait du document:

Le mal ne forme pas une unité conceptuelle, il relève en effet d'un ensemble de phénomènes : c'est notre tendance à l'universalisation qui nous fait confondre des phénomènes singuliers et différents. On pourra reprendre la terminologie leibnizienne pour distinguer :
Le mal moral, qui désigne tout type de fautes : le crime de Macbeth, en est un exemple. C'est là un versant actif de la notion de mal.
Le mal physique, qui désigne la souffrance qui est conséquence du mal moral : c'est le cas du jeune homme de la Profession de foi du vicaire savoyard, présenté comme victime dans le préambule.

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