Peut-on parler d'impérialisme russe ? Dissertation

Peut-on parler d'impérialisme russe ?
Dissertation qui pose la question de savoir s'il faut craindre une nouvelle Guerre froide, avec le retour de la Russie sur la scène internationale.
№ 11656 | 1,735 mots | 0 sources | 2008
Publié le juin 17, 2009 in Histoire , Relations Internationales , Sciences Politiques
6,95 $US Acheter et télécharger immédiatement ce document



Résumé:

«Une devinette enveloppée dans un mystère à l'intérieur d'une énigme». C'est ainsi que Winston Churchill qualifiait la Russie en octobre 1949, à la suite de l'invasion soviéto-nazie de la Pologne. Si les desseins de Moscou pouvaient apparaître effectivement difficiles à prévoir au début de la Seconde Guerre mondiale, il en fut autrement avec la défaite du nazisme lorsque Staline imposa aux pays d'Europe de l'Est la tyrannie soviétique. C'est d'ailleurs Churchill, là aussi, qui fut l'un des premiers à le comprendre en dénonçant la mise en place d'un « rideau de fer » entre l'Est et l'Ouest.

1- Le durcissement de la politique internationale de Moscou : vers un nouvel impérialisme russe ?

2- Le retour de la guerre froide n'aura pas lieu

Extrait du document:

En outre, le retour de la Russie sur la scène internationale, s'il est incontestable, doit toutefois être relativisé. La « révolution des roses » en Géorgie fin 2003, la « révolution orange » en Ukraine fin 2004, les mutations politiques en Moldavie et au Kirghizstan en 2005 illustrent bien la fin du monopole d'influence qu'exerçait Moscou sur son espace géostratégique restreint. Et pourtant, nombre d'observateurs considéraient ce dernier comme la « chasse-gardée » de la Russie jusqu'à la fin des années 1980. Les événements récents attestent de l'activité nouvelle des Etats-Unis, de l'Union européenne (UE) et de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN), qui, comme le Kremlin, sont intervenus ouvertement dans les processus électoraux de ces pays.

De fait, les dirigeants du Kremlin ont tardé à prendre la mesure des changements géopolitiques de l'après-guerre froide, en particulier la détermination de Washington à se saisir de l'affaiblissement de l'influence russe pour conforter des ancrages stratégiques tant dans l'isthme mer Baltique - mer Noire que sur le flanc sud de la Russie, du Caucase à l'Asie centrale. Le signe incontestable d'un tel affaiblissement, après l'intégration des Etats baltes dans l'UE et l'OTAN, fut l'arrivée au pouvoir, dans plusieurs des nouveaux Etats indépendants, de présidents ou de coalitions politiques contestant ouvertement les liens de dépendance envers la Russie.

Commentaires