Peut-on parler d'une autonomie du corps? Dissertation by Paracrema

Peut-on parler d'une autonomie du corps?
Dissertation qui analyse si le corps est uni à l'âme ou s'il est dissocié de celle-ci.
№ 4054 | 3,450 mots | 0 sources | 2006
Publié le mars 03, 2008 in Philosophie
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Résumé:

Le fait que le corps puisse agir indépendamment de l’âme, à l’occasion par exemple des mouvements réflexes ou des rêves nous porte à croire que le corps est en effet doué d’autonomie.
Cependant, ce jugement est à nuancer aussitôt et l’autonomie prétendue du corps est diminuée par le fait que le corps n’est pas dissociable de l’âme, ni de fait, ni en substance, et par le fait que l’union du corps et de l’âme offre à cette dernière, la possibilité d’exercer une action non négligeable sur le corps.

1. Une relative autonomie du corps vis à vis de l’âme car celui-ci peut agir sans avoir recours à l’âme

2. Le corps ne saurait être considéré comme autonome si l’on entend ce terme d’ «autonomie» dans le sens d’une indépendance totale du corps vis-à-vis de l’âme

3. Le corps agit, certes, selon ses propres lois mais celles-ci sont les lois de la nature dictées par Dieu et donc que le corps est autonome dans une certaine mesure uniquement

Extrait du document:

Le corps est détenteur de son principe de mouvement, il est la cause immédiate de ses actions, il possède une puissance d’agir. Spinoza attribue au corps une puissance d’agir, c'est-à-dire qu’il lui accorde la capacité de se mouvoir par les seules lois de sa nature. Ainsi, par exemple, le somnambule qui agit dans un état de sommeil, n’agit pas suivant sa raison, puisque le sommeil correspond à l’endormissement de celle-ci, mais bien suivant les lois naturelles ou corporelles. La preuve en est que lors de son réveil, l’individu en question n’a pas de souvenir, en sa conscience, de ce qu’il a effectué durant la nuit.
La raison, c'est-à-dire l’âme, lorsqu’elle est mise face aux actions qui n’ont pour cause que le seul corps, est frappée d’étonnement, ce qui montre bien que le corps agit sans elle. De même, l’audace de nos rêves montre bien qu’ils ne sont pas le produit de notre conscience rationnelle mais bien les manifestations somatiques que l’organisme provoque. Le corps n’a pas besoin de l’âme pour agir et se développer, c’est ce qui amène le philosophe à conclure à une certaine supériorité du corps sur la raison, l’entendement.

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