Peut-on parler de « culture de classe » ? Dissertation by MonsieurH

Peut-on parler de « culture de classe » ?
Dissertation se demandant si la classe explique les comportements culturels, et inversement si les comportements culturels expliquent la classe. (pdf)
№ 24734 | 2,330 mots | 0 sources | 2011
Publié le juin 02, 2011 in Philosophie , Sociologie , Consommation , Questions Sociales
7,95 $US Acheter et télécharger immédiatement ce document



Résumé:

Il est empiriquement évident que les mœurs, pratiques culturelles et phénomènes de consommation ne sont pas les mêmes d'un niveau social et d'une classe à l'autre. Comme le démontre une littérature conséquente, élites et classes populaires organisent leurs vies selon un partage du temps différent, en particulier en termes de loisirs – tant sur un plan qualitatif que quantitatif. Pourtant, est-ce à dire qu'il existe une "culture de classe" ? Ce concept repose sur deux éléments. Premièrement, il suppose que chaque culture n'appartienne qu'à une classe : élites et classes populaires adoptent des comportements si ce n'est opposés, au moins différents et hétérogènes qui peuvent montrer soit une distinction de classe, d'éducation, de priorités ou de contingence. Deuxièmement, dans un tel concept non seulement l'appartenance à une classe pourrait servir à comprendre un comportement culturel, mais en plus, ce comportement culturel agirait en retour sur le positionnement social dans une dynamique de renforcement. En d'autres termes, la "culture de classe" ne s'arrête pas à dire "telle est ma culture car telle est ma classe", mais encore à dire "il faut que telle soit ma culture, car je souhaite appartenir, ou montrer que j'appartiens à telle classe".

I. Comment la classe explique la culture, et comment la culture explique la classe
II. Moyennisation de la société et de la culturelle
III. Une culture massifiée et réifiée peut-être classée et classante

Extrait du document:

Deux phénomènes apportent un éclairage et consolident le paradigme bourdieusien. D'abord, celui d'un omnivorisme des classes supérieures, qui pourrait d'ailleurs être sincère ou teinté d'un jugement. En d'autres termes, la consommation de bien culturels low-brow peut se concevoir à son tour comme instant de domination et légitimation culturelle pour des classes supérieures.

Commentaires