Peut-on parler de la séparation des pouvoirs chez Montesquieu ? Dissertation

Peut-on parler de la séparation des pouvoirs chez Montesquieu ?
Dissertation politique visant à expliquer que la notion stricte de « séparation des pouvoirs » ne peut-être appliquée au modèle de Montesquieu.
№ 16304 | 1,375 mots | 8 sources | 2009
Publié le mai 30, 2010 in Philosophie , Sciences Politiques
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Résumé:

Selon l'article 16 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (1789), « Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n'est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution. ». La séparation des Pouvoirs est donc l'une des conditions fondamentales de l'existence de l'Etat de droit.
Après avoir renversé le règne du monarque absolu de droit divin qui concentrait en lui tous les pouvoirs, le XVIIIème siècle voit apparaître un grand nombre d'essais des philosophes des Lumières en quête d'un régime idéal. Inspiré des évènements qui ébranlent le monde, tels que la révolution anglaise ou l'émancipation de l'Amérique, Montesquieu dans De l'Esprit des Lois met la France en garde contre la possible apparition d'un despotisme. Bien que les conditions mises en avant par Montesquieu diffèrent de celles de Rousseau (ce dernier souligne la prépondérence absolue du pouvoir législatif représentant le peuple souverain sur les deux autres), les constitutions françaises adoptèrent la vision montesquienne alors que la question de séparation des pouvoirs soulève un éternel débat. La séparation ne présuppose pas seulement la non-détention des pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) par une seule personne, mais aussi une spécialisation et une indépendance des trois organes aux fonctions différentes sans qu'il n'y ait aucune interférence entre eux, tout en laissant la souveraineté, par définition indivisible, au peuple souverain, détenteur du pouvoir législatif. Notre société, s'appuyant sur les idées montesquiennes qu'elle vulgarise, prétend alors adopter ce principe fondamental.

I. Une séparation véritable et complète des pouvoirs n'existe point chez Montesquieu
II. Les idées se trouvèrent mal interprétées suite à des confusions de vocabulaire et de définitions

Extrait du document:

Il ne faut pas confondre le terme de la « puissance » et du « pouvoir » - comme le pouvoir judiciaire est considéré par Montesquieu comme nul, il n'y a que deux pouvoirs et trois puissances – le roi, la chambre haute et la chambre basse – puissance suppose plutôt un rapport de forces entre des milieux différents (roi, noblesse et « peuple ») qu'une distinction légitime des sphères délimitées.

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