Peut-on qualifier le rapport hommes-animaux d'amitié ? Dissertation by Helppy

Peut-on qualifier le rapport hommes-animaux d'amitié ?
Dissertation traitant de la nature du rapport entre homme et animal à travers des exemples littéraires.
№ 10686 | 1,860 mots | 0 sources | 2006
Publié le avr. 16, 2009 in Littérature , Philosophie
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Résumé:

On considère souvent le chien comme "le meilleur ami de l'homme". Or Florence Burgat, affirme qu'''il ya une double audace à poser la question de l'amitié entre les humains et les animaux". D'une part parce que l'amitié requiert le partage d'intérêts communs, desquels naissent les affinités qui gouvernent l'élection de l'ami. D'autre part, parce que, dans la tradition occidentale, l'animal est défini comme le négatif de l'humain, ou son "mauvais double". En effet, l'homme et l'animal ne partagent pas la même attraction pour leurs semblables. Ainsi le lien unissant l'homme à l'animal ne serait ni un lien fraternel, ni un lien relevant de la pure amitié.
Comment peut-on alors définir le lien qui existe entre l'homme et l'animal ?

Extrait du document:

Les liens d'amitié unissant les hommes et les animaux semblent être quelque peu ‎nombreux dans l'œuvre de La Fontaine. La fable illustrant le mieux ‘'cette amitié'' est celle ‎de ‘'L'Ours et l'Amateur de Jardins''. En effet, par intérêt commun, nos deux compères se ‎lient très vite d'amitié et s'en vont tranquillement bras-dessus, bras-dessous se promener dans ‎la nature. Arrive l'heure de la sieste, l'homme s'endort mais une mouche vient perturber son ‎sommeil. L'Ours, par amitié et dans le souci du bien-être de son compagnon, ‘'l'enmouche'', ‎mais gonflé d'une grande volonté visant le bonheur de son ami, il va tuer ce dernier sur le ‎coup. Dans un premier temps, une amitié semble possible entre ces deux personnages, mais ‎cela n'est que furtif puisque cette ‘'pseudo-amitié'' entraine la mort de l'homme. Cet échec ne ‎réside pas dans ‘' le partage d'intérêts communs'', mais bien dans une différence de degré ‎comme le spécifiait Condillac dans le Traité des Animaux, à savoir qu'il a manqué à l'Ours, ‎‎‘'le moi de réflexion'' qui ajouté au ‘'moi de d'habitude'' aurait certainement permis à ‎l'homme de s'en tirer à meilleur compte. ‎

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