Polarités mythiques et logique des contraires Dissertation by Nonosoro

Polarités mythiques et logique des contraires
Analyse philosophique qui confronte la logique de l’ambivalence propre au mythe, à celle des contraires d’Héraclite d’une part, et à la poétique philosophique de Lycophron d’autre part.
№ 2853 | 3,350 mots | 43 sources | 2008
Publié le janv. 25, 2008 in Philosophie
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Résumé:

Ce devoir s'intéresse, dans une première partie, à la structure du langage, à la poétique, et à la relation avec un éventuel contenu philosophique chez Héraclite.
Pour cela, le document s'appuie essentiellement sur les recherches de C. Ramnoux, G. Romeyer-Dherbey et S. Mouraiev.
Enfin, dans une dernière partie il propose une analyse de poétique philosophique comparée entre Lycophron et Héraclite.

I. De l’ontogénèse à la phylogénèse

II. Elaboration du plan et sources

III. Eléments d’analyse
A. Qu’est-ce que la logique de l’ambivalence ?
B. Que nous apprend la poétique héraclitéenne ?
C. Comment la confronter avec Lycophron ?

IV. Eléments de réflexion pour l’interprétation phylogénétique de la raison philosophique

Extrait du document:

Si le langage est un sumbolon du monde par l’isomorphisme dont Héraclite s’emploie à l’investir, il produit alors, comme certains poèmes de Francis Ponge, une réitération microcosmique concrète du monde et nullement un discours abstrait qui s’absente pour y référer.
Se trouvent alors congédiés tous les mécanismes abstractifs qui permettent au signe de signifier : c’est-à-dire la discontinuité propre au langage philosophique, qui sépare sujet et complément en les articulant autour d’un verbe permettant de les instancier.
La logique de la non-contradiction que thématisera Aristote ne trouve aucune prise sur le langage d’Héraclite, qui unit ainsi volontairement les prédicats que la métaphysique classique tiendra pour contraires : ainsi, «la dénonciation, dans de nombreux fragments, du verbe être, permet une expression dont on ne peut pas dire qu’elle viole le principe de non-contradiction, puisqu’elle ne réalise pas les conditions linguistiques de son application» (Romeyer-Dherbey, «Le Discours et le contraire» dans La Parole archaïque, p. 178,).

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