Pourquoi faudrait-il punir ? Dissertation by titelea

Pourquoi faudrait-il punir ?
Dissertation de philosophie qui pose la question de savoir en vertu de quelles lois est-ce juste, légitime de punir un homme.
№ 11170 | 3,045 mots | 0 sources | 2009
Publié le mai 24, 2009 in Philosophie
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Résumé:

Que ce soit au niveau de l'éducation, de la politique – dans les Etats de droit - ou de la religion, la punition sanctionnant le manquement à un ordre, à une loi, à un commandement a toujours existé, ce sont uniquement ses formes qui ont changé au cours du temps. Il semble au moins en apparence que les sanctions faisant expier à quelqu'un sa faute s'humanisent depuis notamment la suppression en France en 1981 de la peine de mort et en 1939, la suppression des exécutions publiques.
En principe, la Justice d'un Etat a pour objectif de remplacer la vengeance privée, la loi du plus fort qui serait inégalitaire mais la question de la justesse d'un jugement se pose car certaines violences peuvent être légitimes et pourtant illégales. Il est aussi opportun de se demander si la répression est vraiment souhaitable pour dédommager en quelque sorte la victime, pour garantir la sécurité et l'ordre dans un Etat-Nation durablement.

Extrait du document:

La première interrogation que pose la nécessité ou non de la punition concerne l'essence de l'homme. En effet, la répression serait inutile si l'homme était bon par nature comme l'envisage Montaigne au XVIème siècle avec le mythe du Bon sauvage : l'homme ne serait pas vénal, cupide…mais il s'agit d'une idéalisation. Rousseau adopte une autre position affirmant que « La nature a fait l'homme heureux et bon, mais la société le déprave et le rend misérable » : selon lui, la société notamment celle du XVIIIème siècle pervertit l'homme en le rendant mauvais. Vient enfin la vision de Hobbes qui s'opposent catégoriquement aux précédentes puisqu'il considère que « l'homme est un loup pour l'homme » et que seule « la guerre de tous contre tous » règne jusqu'à l'établissement d'un contrat social créant l'Etat ayant pour but d'assurer trois fonctions non naturelles à l'homme : humanité, paix et commerce. Tenant compte de ces différentes conceptions de l'essence humaine, il est possible raisonnablement de considérer que l'homme n'est ni bon ni mauvais mais qu'il peut parfois être bon, généreux avec les autres, par exemple et à d'autres moments être méchant, être égoïste, sans pitié, à titre d'exemples. Par conséquent, tous les hommes sont potentiellement dangereux pour les autres, il n'existe pas véritablement de profil type du « serial killer », du pédophile… D'autant plus que les apparences sont parfois trompeuses et la vision du criminel pour l'opinion publique est totalement déformée par l'art cinématographique, les « thriller ».

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