Prendre conscience de soi, est-ce devenir étranger à soi ? Dissertation by jeanexilus

Prendre conscience de soi, est-ce devenir étranger à soi ?
Dissertation qui s'intéresse au recul que doit prendre l'homme pour prendre conscience de lui-même et si celui-ci le rend étranger à sa propre personne.
№ 17006 | 1,630 mots | 0 sources | 2009 | FR
Publié le juin 20, 2010 in Philosophie
6,95 $US Acheter et télécharger immédiatement ce document



Résumé:

« Connais-toi toi-même ». Depuis l'Antiquité et Socrate, la philosophie exhorte l'homme à une maîtrise parfaite de son être et à une connaissance sans failles de sa conscience. La conscience est en effet traditionnellement définie comme étant le propre de l'homme, et, de ce fait, prendre conscience de soi semble être pour l'homme une étape indispensable dans le processus de son existence, étape qui lui assurerait l'unité de soi à laquelle fait référence Socrate. Cependant, il faut nuancer ces propos, car on peut se demander si prendre conscience de soi ne provoquerait pas une certaine extériorisation de notre être qui pourrait en définitive nous faire devenir étrangers à nous-mêmes. En effet, prendre conscience de soi, est-ce devenir étranger à soi ?
L'étude abordera dans un premier temps l'idée que la prise de conscience de soi peut permettre d'accéder à une certaine unité de soi. Mais est-ce foncièrement le cas ? Ne peut-on pas dire que l'on prend conscience de soi par rapport à quelque chose, et donc que cette prise de conscience est synonyme d'extériorisation ? Enfin, si la prise de conscience peut faire devenir étranger à soi, n'est-ce pas paradoxalement en devenant étranger à soi-même que l'on peut mieux se connaître ?

Extrait du document:

La prise de conscience de soi implique forcément un certain recul, une certaine extériorisation. Si l'on se penche sur le mot « conscience », on s'aperçoit qu'on peut le décomposer en deux mots : « con » et « science ». « Con » vient du latin cum, qui signifie « avec ». Cette préposition implique forcément qu'il y ait deux dimensions, deux instances, deux forces, autrement dit dans la notion même de conscience on trouve l'idée d'un accompagnement, ce qui remet en cause l'unité de soi favorisée par la prise de conscience de soi.

Commentaires