Qu'y a-t-il à reprocher à la bonne conscience ? Dissertation

Qu'y a-t-il à reprocher à la bonne conscience ?
Dissertation de philosophie qui pose la problématique suivante : agir moralement est-ce agir par bonne conscience ?
№ 12550 | 1,020 mots | 0 sources | 2009
Publié le sept. 14, 2009 in Philosophie
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Résumé:

Un homme a une certaine connaissance de lui-même, de ses pensées, qu'il est le seul à avoir, elle est unique : c'est la conscience. Lorsqu'il se met à éprouver le sentiment qu'il n'a rien n'à se reprocher, c'est la bonne conscience qui entre en jeu, comme le décrit Paul Valéry dans "Tel que" : « et considérant, comme défendu absolu, toute fissure pour le remords, tout ce qui me ferait ensuite vomir mon passé et souillerait le jour présent ». Cette bonne conscience exprime une certaine confiance de la personne en elle-même qui peut parfois aller trop loin vis-à-vis du monde qui l'entoure. Que peut-on reprocher à une personne qui ne se reproche rien ?

Extrait du document:

Un homme qui a bonne conscience pense toujours être dans le juste, même se retrouvant face à une réalité flagrante et blessante, l'éloignement lui permet de l'oublier ou plutôt de la nier. C. Vallée, dans "Hannah Arendt ; Socrate et la question du totalitarisme" donne un exemple très explicite de cette idée : « Lorsque Eichmann est mis face à la réalité, il est incapable de la supporter, mais il n'en conclut pas qu'il devrait démissionner ; il demande seulement à ses supérieurs de lui épargner de telles visites. Cet homme plutôt doux et ne pouvant supporter la vue du sang devient un des plus grands criminels du siècle. ». Sa bonne conscience pousse l'homme à tolérer ses fautes et à continuer comme si de rien n'était, même si parfois, comme dans l'exemple précédent, ces fautes sont d'une gravité extrême. La bonne conscience rend l'homme sûr de lui, bien trop sûr de lui-même. Il en arrive même à se penser supérieur aux êtres qui l'entourent, à oublier qu'ils ont des sentiments et leur propre conscience : « la bonne conscience met un contenu arbitraire dans son savoir et son vouloir [...] Elle est également le service divin à l'intérieur de soi-même, car son action est la contemplation de sa propre divinité. » dit Hegel dans "Phénoménologie de l'esprit".

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