Que traduisent les mouvements anti-communication ? Dissertation by Manue2806

Que traduisent les mouvements anti-communication ?
Dissertation qui traite des origines de la naissance des mouvements antipublicités et de leurs actions.
№ 8467 | 3,140 mots | 9 sources | 2008
Publié le oct. 26, 2008 in Publicité , Communication , Économie , Histoire , Médias , Questions Sociales
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Résumé:

Depuis de nombreuses années, la publicité fait partie intégrante de notre société de consommation. Elle est partout, sur les panneaux d'affichage, à la télévision, à la radio, dans nos boîtes aux lettres, et ce phénomène ne fait que s'accroître avec le développement des nouveaux médias tels qu'Internet et le téléphone mobile.
Au cours des années 1990, les investissements publicitaires ont plus que doublé. C'est un fait, la publicité s'impose aux individus où qu'ils soient, s'invite de plus en plus dans la sphère privée de ces derniers. Cette ubiquité de la publicité dans nos vies a fait l'objet de nombreuses critiques, de plus en plus nombreuses, qui ont atteint leur apogée en 2003, avec le passage à l'action des « casseurs de pub », largement médiatisé.

I) Un bref historique de l'émergence des mouvements antipub
1. Un phénomène qui n'est pas nouveau : les origines du mouvement antipublicité
2. Les années 1990 : une radicalisation sur fond de «fracture sociale»
3. Les années 2000 : le passage à l'action sur fond de profondes réformes sociales

II) Les mouvements anti-communication, miroirs de profonds bouleversements socio-économiques
1. Une forme nouvelle de militantisme : la traduction d'une crise des modes traditionnels d'action politique
2. Le symptôme d'un malaise social profond : une société en perte d'identité
3. Une contestation qui va bien au-delà de celle de la communication publicitaire

III) Limites et critiques
1. Un phénomène minoritaire
2. Les failles dans l'argumentaire anticommunication
3. L'antipub au service de la pub

Extrait du document:

L'origine de la contestation et de la critique de la publicité remonte aux années trente. Les tenants de l'économie du Bien-Etre avaient déjà perçu le danger de la manipulation des citoyens résidant dans les slogans publicitaires, et insistaient sur l'importance d'une intervention de l'Etat-providence dans ce domaine, afin de protéger le consommateur des méfaits de la « réclame ». Dans le même temps, au Royaume-Uni, Leavis, un critique littéraire, publie dans la revue Scrutiny un article dénonçant l' « abrutissement » qu'engendreraient les médias et la publicité. La thèse de la manipulation pratiquée par la publicité constituera un des noyaux des théories économistes marxistes des années cinquante et soixante : seul le marketing de masse et son pouvoir en termes de création de désir et de besoins chez les consommateurs permet de soutenir la demande globale.

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