Quel est « le moi » au coeur des mémoires ? Dissertation

Quel est « le moi » au coeur des mémoires ?
Dissertation de littérature se demandant comment, plus que les autres genres, les mémoires permettraient d'explorer le moi.
№ 27756 | 5,530 mots | 0 sources | 2012 | FR
Publié le janv. 22, 2012 in Littérature , Philosophie
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Résumé:

« Connais-toi toi-même ». La connaissance de soi, que Socrate posait comme une quête tout au long de la vie, a pu s'exprimer de diverses manières. L'écriture du « je » peut s'inscrire dans cette perspective. Polymorphes en littérature, les autobiographies (sous formes de dialogues, romans, portraits), confessions, journaux intimes, mémoires abondent. Elles sont autant d'exemples de la fascination des écrivains pour ce « je ». Malgré une grande proximité au soi, le « moi reste en effet un mystère que l'on ne peut la plupart du temps résoudre. Il invite dès lors à une exploration littéraire du « moi » qui vise à mieux se connaître et à se rapprocher de soi. En quoi le cas des mémoires diverge-t-il des autres formes de l'écriture du « je » ? Une réponse serait de dire que l'exploration du « moi » se fait avec l'appui de l'Histoire, contemporaine à l'auteur. Sa particularité réside de surcroît dans le statut des auteurs. En plus d'être écrivains, beaucoup sont de leur vivant des acteurs de l'Histoire, des politiques, des militaires, mais aussi de simples témoins d'un événement majeur. En ce sens-là, les mémoires ne signifient pas simple évocation de souvenir du passé. Les mémoires d'une jeune fille rangée, malgré son nom, ne peuvent ainsi être classée dans cette catégorie. Elles sont principalement une autobiographie. Il en va de même pour Antimémoires de Malraux. La présence du mot dans le titre ne signifie pas que l'oeuvre appartient au genre des mémoires. La définition du genre n'est donc toujours pas stabilisée.
Le genre littéraire met avant tout en place un moi pluriel que l'auteur peut ainsi aisément explorer. À y regarder de plus près, c'est en réalité une construction du moi qu'il entreprend. L'auteur réalise une protagonisation du moi. En vérité, l'écriture du moi dans les mémoires permet à un acteur, souvent victime d'un échec politique ou miliaire, de construire une oeuvre et de tenter d'acquérir l'immortalité littéraire.

Extrait du document:

L'écriture des mémoires est en effet un jeu de miroir ou l'auteur explore et exploite chaque facette de ce moi. Il ne le livre pas uniformément mais joue sur sa complexité et son ambiguïté. Il se présente souvent comme un témoin, parfois comme un historien, un moralisateur. Froissart se veut le témoin omniscient dont on ne sait ni où il est, ni qui il est véritablement. Comment entend-il les échanges secrets lorsque le comte de Foix au chapitre XXII déclare « ferme la porte, tu es mort si tu sonnes mot» ? Un « moi » absent à ce qui semble. On ne peut cependant s'empêcher de noter la présence permanente de ce je. Il est la source, l'information, la chronique. Les marqueurs de sa présence traversent le récit.
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