Religion et souveraineté Dissertation by L

Religion et souveraineté
Dissertation qui cherche à savoir quelle place on peut donner, dans la notion de souveraineté, à la religion.
№ 23456 | 2,235 mots | 7 sources | 2011
Publié le mars 30, 2011 in Histoire , Sciences Politiques , Religion
7,95 $US Acheter et télécharger immédiatement ce document



Résumé:

« La République, c'est le droit de tout homme, quelle que soit sa croyance religieuse, à avoir part à la souveraineté » déclarait Jean Jaurès, grand défenseur de la laïcité au début du XXème siècle, mettant en perspective la religion et la souveraineté et les liants intimement. Pourtant, la définition stricte de la souveraineté est bien plus juridique que ne le laisse entendre Jaurès. Pour Jean Bodin « La souveraineté est la puissance absolue et perpétuelle d'une République (…) c'est-à-dire la plus grande puissance de commander » tandis que Charles De Gaulle pensait qu' « est souverain celui qui décide de circonstances exceptionnelles ». C'est donc dans une approche politique et juridique qui semble primer sur une dimension religieuse ou sociologique.
Après avoir, dans un premier temps, vu comment la souveraineté divine prenait forme de manière directe, nous étudierons dans quelle mesure elle fut invoqué pour légitimer la souveraineté des dirigeants. Enfin, nous étudierons comment la séparation entre religion et souveraineté s'est faite.

Extrait du document:

Dans son Dictionnaire philosophique, à l'article Théocratie, Voltaire déclare que « la théocratie devrait être partout car tout homme, ou prince ou batelier, doit obéir aux lois éternelles que Dieu lui a données ». Il distingue aussi la théocratie papale de la théocratie directement issue de Dieu et n'en reconnaît qu'une seule : celle qui, universelle, n'a pas besoin des hommes pour s'expriment et exister. Il se place donc en amont de la réflexion de Max Weber qui préfèrera parler de hiérocratie qui est le gouvernement par les prêtres et les religieux au sein d'une communauté de fidèles. La théocratie n'est alors pas parfaite mais prend chair dans une sorte de régime plus accessible et plus matériel. C'est alors le règne de Dieu par ses émissaires, sensés être inspirés par leur divinité et, dans le cas du christianisme, par l'Esprit Saint.

Commentaires