Résister à la modernisation (1850 - 1914) Dissertation by L

Résister à la modernisation (1850 - 1914)
Dissertation qui analyse les diverses résistances à la modernisation en Europe entre 1850 et 1914.
№ 11361 | 2,390 mots | 0 sources | 2009
Publié le mai 31, 2009 in Histoire , Relations Internationales , Questions Sociales
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Résumé:

1855, première exposition universelle de Paris. On chante la Modernisation, ce processus de transformation à tous les niveaux d'un monde archaïque en un monde nouveau. On célèbre les industries, les commerces et les arts français. Tous les arts ? Au pavillon de l'industrie, les cinq mille tableaux qui se juxtaposent sont scrupuleusement sélectionnés par le jury des Beaux-Arts, intransigeante censure qui incarne les traditions sacrées. 1855, c'est aussi des toiles rejetées.
Le combat contre la modernité, tout ancré dans ladite modernité qu'il est, c'est le combat de l'Académie contre le naturalisme de Breton, le réalisme de Courbet ou l'impressionnisme de Monet, c'est les portes closes des Salons et le refus obtus de l'Institut d'exposer des œuvres qui « déclarent la guerre à la beauté » (Jules Claretie). De manière extensive, c'est un choc générationnel, une divergence radicale d'opinions, avec d'un côté la ‘jeunesse', structures –sociales, politiques, économiques ou culturelles- nouvellement créés, et de l'autre leurs ancêtres, vouant un culte presque shintoïste à celles de l'ordre Ancien. Ingres contre Manet, aristocrates contre ouvriers, Eglise contre Etat, droite contre gauche, c'est l'histoire de ce mai 68 avant l'heure que le sujet invite à exploiter. L'énormité du phénomène rend toute résistance sinon vaine, du moins très difficile et, dès lors, on peut se demander quel impact ces différents conflits d'intérêts ont-ils eu sur le processus de modernisation ?

Extrait du document:

Enfin, la fin du XIXe siècle, marquée par l'avènement des théories marxistes et la naissance des courants communistes, fait émerger une nouvelle forme d'opposition, qui se détache (sans toutefois s'en éloigner), des conservatismes traditionnels évoqués ci-dessus. Face au danger révolutionnaire, porté par les courants marxistes, le conservatisme de droite se voit renforcé par le sentiment nationaliste. Lorsqu'il émerge, au tournant du XVIIIe siècle, ce dernier se réclame de gauche, puisqu'il va de concert avec les revendications libérales et unitaires des révolutions de 1830 et de 1848. C'est le mouvement national démocratique qui mène, en 1931, à l'indépendance de la Belgique, c'est également du mouvement national démocratique que se réclame la « Jeune Italie » de Mazzini. C'est Bismarck qui, le premier, distingue sentiment national de la démocratie, en le détournant de l'inspiration libérale lors de l'unification de l'Allemagne par la Prusse. La séparation est parachevée à la fin du siècle, lorsqu'apparaissent les courants socialistes, à vocation fondamentalement internationale, et qui contestent directement le fait national. Pour lutter contre ce nouveau courant de pensée, le nationalisme change de front et glisse à droite. Il est à noter que seuls les pays délivrés du joug autocratique voient le basculement s'opérer. Il en est ainsi de la France où le sentiment nationaliste, exacerbé notamment par la défaite de Sedan en 1871, s'exprime sous ses formes les plus poussées, l'antisémitisme et la xénophobie, lors des conflits tels que la menace boulangiste ou l'affaire Dreyfus.
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