Sommes-nous conscients ou avons-nous à nous rendre conscients ? Dissertation by tageda

Sommes-nous conscients ou avons-nous à nous rendre conscients ?
Dissertation qui analyse les deux formes de conscience, une conscience innée et une conscience que l'individu doit se construire.
№ 5960 | 1,405 mots | 0 sources | 2007
Publié le mai 27, 2008 in Philosophie
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Résumé:

Non seulement nous sommes conscients, mais nous avons à nous rendre conscients. Si nous sommes tous dotés d'une conscience spontanée, qui accompagne tous nos états psychiques et tous nos actes, il n'en demeure pas moins que nous n'exerçons pas toujours un retour réflexif sur eux. Ceci explique que nous puissions être évanouis, commettre des erreurs, être coupables de fautes. Nous pouvons donc être conscients et inconscients, conscients et étourdis, conscients et dépourvus de conscience. L'erreur nous étant préjudiciable, et la faute préjudiciable à autrui, il va sans dire que ce retour réflexif sur nous-mêmes doit être exercé : nous avons à nous rendre conscients. C'est aussi à cette condition que nous pourrons prendre possession de la place qui est la nôtre dans le monde : celle d'un sujet qui peut interroger ce monde.

1. Nous sommes conscients, dès l'instant que nous sommes

2. La conscience réfléchie

3. Il y a deux formes de conscience, entre lesquelles il n'y a pas à choisir

Extrait du document:

L'évolution de l'Univers a connu, entre autres, trois étapes fondamentales : le passage du néant à l'être, puis de l'être à la vie, et enfin de la vie à la conscience. Des trois espèces vivantes, l'espèce végétale, animale, humaine, les deux dernières ont pour caractéristique la conscience. Si la vie n'implique pas nécessairement la conscience, puisque les végétaux vivent sans conscience, la conscience, elle, ne peut émerger que de la vie : elle en est un phénomène. Aussi la vie de l'animal et de l'homme ont-elles comme caractéristique la conscience. De sorte que la conscience et la vie sont inséparables chez ces deux espèces. L'absence de conscience correspond à la mort. En ce qui concerne notre espèce, qui est celle qui intéresse le sujet, nous pouvons donc dire que nous sommes conscients, dès l'instant que nous sommes. Cette conscience accompagne tous nos états psychiques et tous nos actes, sans même que nous ayons à réfléchir sur ces états ou sur ces actes. Elle consiste en un savoir immédiat, qui nous permet d'être présent au monde. Ainsi, je ne puis avoir mal sans savoir, ou avoir conscience que j'ai mal. Et ce sans même avoir à réfléchir sur ma douleur ! L'onomatopée "aïe" exprime bien cette idée : je ne réfléchis pas quand je dis "aïe", l'expression est énoncée spontanément, or elle exprime ma conscience d'avoir mal.

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