Sous la Vème République, le président de la République est-il l'incarnation de l'Etat ? Dissertation

Sous la Vème République, le président de la République est-il l'incarnation de l'Etat ?
Dissertation qui pose la question de savoir quelle est la place du président de la République sous la Vème République.
№ 11612 | 3,095 mots | 0 sources | 2009
Publié le juin 16, 2009 in Sciences Politiques , Questions Européennes
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Résumé:

Après la guerre, la IVe République en France s'est manifestée par une instabilité ministérielle due notamment à un Parlement trop fort par rapport à l'exécutif, le rôle du président de la République est, quant à lui, à l'époque, plutôt anecdotique. La crise algérienne va précipiter la chute d'une quatrième République bancale, au profit d'un homme providentiel, le Général de Gaulle. Celui-ci, en acceptant de reprendre le pouvoir, va s'attacher à rédiger une nouvelle constitution, base de la cinquième République. Dans cette nouvelle constitution, le général de Gaulle met en œuvre sa propre vision des institutions et de la gouvernance de l'Etat, cela s'incarne notamment par une idée répandue en France selon laquelle obtenir une plus grande stabilité politique passe par un président de la République fort.


1- Le pouvoir de l'Etat incarné dans la seule personne du président de la République

2- Le président de la République pris dans le jeu politique et des partis

Extrait du document:

En effet cette nouvelle donnée politique qui n'était pas envisageable pour de Gaulle, provient tout d'abord de l'articulation des institutions autour des partis politique. Ce cas de figure réveille bien souvent la qualité de chef de parti du président de la République. Celui-ci se retrouve contraint de laisser son pouvoir à un premier ministre d'un parti différent et donc sur de nombreux points avec des idées divergentes et des politiques opposées. Dans cette situation le président révèle bien qu'il n'y a pas de neutralité de la fonction de président de la République et se retrouve en lutte avec son premier ministre sur la politique de la nation et les attributions de chacun. Ainsi comme l'explique E. Desmons dans son ouvrage l'exécutif sous la Vè République F. Mitterrand durant ses différentes cohabitations s'est fait le porte parole de l'opposition le représentant du parti socialiste à l'Elysée. Il a notamment freiné autant que possible les actions du gouvernement à l'aide de ses différentes prérogatives, en refusant de signer les ordonnances par exemple. En s'opposant au travail du gouvernement en s'opposant à ses actions le président prend ainsi clairement parti dans un camp. Le chef de l'état ne se place pas ici au dessus des partis, il ne met pas l'intérêt national en premier mais révèle une volonté de mettre en pratique avant tout la politique d'un parti. A ce titre le chef de l'état est l'incarnation d'un courant politique avant celle de l'état d'autant plus que la cohabitation amenuise son hypertrophie présidentiel au profit du gouvernement et par la même sa légitimité comme seule incarnation de l'état.

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