Suffit-il de parler la même langue pour se comprendre ? Dissertation by nono0072

Suffit-il de parler la même langue pour se comprendre ?
Dissertation de philosophie démontrant que parler la même langue est une condition nécessaire pour que deux individus communiquent mais n'est pas suffisante pour qu'ils se comprennent.
№ 2242 | 1,450 mots | 4 sources | 2007
Publié le déc. 22, 2007 in Littérature , Philosophie , Linguistique
5,95 $US Acheter et télécharger immédiatement ce document



Résumé:

I. Parler la même langue est la condition minimale de toute compréhension

a) L’universalité du langage
b) Il est nécessaire de parler la même langue pour se comprendre
c) A quoi renvoie l’expression « parler la même langue » ?

II. Le langage est une condition nécessaire mais non suffisante de la compréhension

a) Le langage comme source d’ambiguïtés
b) Le langage peut être manipulé et utilisé à des fins perverses
c) L'inaptitude du langage à exprimer les sentiments singuliers

III. La réciprocité comme condition de la compréhension véritable

a) Le dialogue comme condition d’une compréhension mutuelle
b) Comprendre autrui implique que l’on puisse s’identifier à ce qu’il éprouve
c) Pour comprendre autrui, il faut le considérer comme une personne à part entière



Extrait du document:

Tous les hommes sont doués de la faculté d’articuler des sons qui ont une signification. Comme l’a écrit Aristote, l’homme – parce qu’il détient le pouvoir de produire des énoncés signifiants – doit être radicalement distingué de l’animal seulement capable d’exprimer par des cris ce qu’il ressent. C’est d’ailleurs dans ce besoin de donner sens à ce qu’il vit et de communiquer ses pensées que se situe le propre de l’homme.
Reste que cette faculté universelle du langage est indissociable de l’existence d’une multiplicité de langues spécifiques seules à même de donner toute son effectivité à un tel pouvoir d’expression. Le linguiste Ferdinand de Saussure définit à cet égard la langue comme le « produit social de la faculté du langage et un ensemble de conventions nécessaires, adoptées par le corps social pour permettre l’exercice de cette faculté chez les individus ». Il ne suffit pas d’exprimer ce que je pense, encore faut-il qu’autrui puisse me comprendre, qu’il soit en mesure de décoder mes propos ; et cela n’est pas possible en définitive que si nous faisons référence à un code linguistique commun.

Commentaires