Une majorité exprime-t-elle une force ou un droit ? Dissertation

Une majorité exprime-t-elle une force ou un droit ?
Dissertation qui vise à démontrer et à developper la mise en cause d'une majorité comme expression d'une force ou d'un droit.
№ 15090 | 2,235 mots | 8 sources | 2010 | FR
Publié le avr. 25, 2010 in Philosophie , Sciences Politiques
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Résumé:

L'existence d'une majorité suppose toujours la coexistence avec une ou plusieurs minorités. En ce sens, la majorité est toujours un rapport de forces, en tant qu'elle est l'expression d'individus libres et possédant une volonté propre qui se sont fédérés autour de principes communs. Mais la majorité est aussi ce qui au sein d'un régime démocratique a su mettre en place un pouvoir défini constitutionnellement comme légitime d'un pouvoir par les lois du pays et reconnu par ce fait en droit. Alors une majorité exprime-t-elle une force ou un droit ? La mise en cause de la majorité comme expression d'une force ou d'un droit appelle à un examen de ce que l'on peut entendre par « force » ou « droit ». Car il s'agit de savoir aussi en quoi une majorité peut être une expression d'une légitimité et quelles en soient les conditions.

Extrait du document:

Considérer qu'il existe des individus libres de leur opinion en mesure même de pouvoir les exprimer, c'est admettre de suite que la majorité est une caractéristique essentielle au sein d'une communauté humaine qui est, par nature, alimentée de dissensions. Cette majorité qui s'impose par le nombre a pu être la simple expression d'une force qui s'est affirmée première sans fondements légitimes, mais elle a pu aussi faire de cet attribut un instrument de légitimité. La cité grecque, la polis, d'où sont nés les premiers principes du modèle démocratique avait déjà adopté un mode d'expression politique fondé sur le vote à la majorité. Le plus grand nombre, c'était d'abord la majorité, garantie contre un principe de pouvoir autoritaire ou despotique. C'est aussi l'expression d'un droit, celui attribué à ceux que l'on a jugé compétents. Le peuple avait donc le moyen de s'exprimer par un système électoral qui garantissait le consentement du plus grand nombre de citoyens considéré comme le plus fidèle à l'idée que l'on avait de la vérité politique.

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