Urbanisme et hygiène au XIXe siècle en Europe Dissertation by mat2911

Urbanisme et hygiène au XIXe siècle en Europe
Dissertation traitant de l’importance de la révolution urbaine connue au XIXe siècle.
№ 3778 | 1,295 mots | 4 sources | 2008
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Résumé:

En 1910, Les Etats-Unis, Le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France comptent quelque 120 millions d’urbains.
Un siècle plus tôt, ils n’étaient que 8 millions. Comme toute révolution, celle-ci ne se limite pas seulement aux aspects quantifiables. La ville a été bouleversée dans sa forme, sa morphologie et, surtout, dans son rôle, qui devient prépondérant.
Face aux épidémies et à la multiplication des dangers sanitaires liés à l’accroissement de la taille des villes, les projets d’organisation et d’assainissement des milieux urbains vont connaître une grande hausse.

1. Les crises urbaines au XIXème : révolution industrielle, expansion urbaine et épidémies
A. Des problèmes structurels face à l’expansion urbaine
B. Les grandes crises : l’exemple du choléra

2. Siècle de développements en urbanisme et en hygiène
A. Des analyses critiques de l’urbanisation industrielle : le socialisme utopique
B. La ville réglementée et les progrès scientifiques
C. Le projet haussmannien et la réinvention de Paris

Extrait du document:

L’industrialisation accélère l’urbanisation de l’espace européen. Lieux de développement économique, les villes attirent les migrants et connaissent une croissance formidable.
Londres, par exemple, mégapole tentaculaire, passe de 3 millions d’habitants vers 1860 à 6 millions vers 1900.
Dès les années 1830, autorités et théoriciens s’inquiètent de «l’invasion» des villes par des populations pauvres, déracinées et contestataires, elles sont jugées comme menaçantes pour «l’équilibre social».
Les enquêteurs sociaux dénoncent l’insalubrité des centres anciens et des quartiers ouvriers.
Dans les années 1840, il est clair pour les contemporains que la ville traditionnelle n’est plus capable de faire face aux obligations d’une économie en expansion.
La question se pose donc, comment réformer la ville ?
F. Choay estime que «vers la fin du XIX siècle, l’expansion de la société industrielle donne naissance à une discipline qui se distingue des arts urbains par son caractère réflexif et sa prétention scientifique». L’espérance de vie des urbains, tout au long du XIXe, est inférieure à celle de la population rurale, en moyenne.
Ce taux de mortalité plus élevé n’est que l’image d’une ville située entre croissance démesurée et tentatives successives d’aménagements et d’organisation.

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