Vaut-il mieux subir l'injustice ou la commettre ? Dissertation

Vaut-il mieux subir l'injustice ou la commettre ?
Dissertation se demandant si la manière qu'ont les héros des œuvres suivantes : "Les Âmes fortes" de Giono, "Macbeth" de Shakespeare et "La Profession de foi du vicaire savoyard" de Rousseau de dépasser le mal, ne prend pas la forme d'une aporie.
№ 25689 | 4,050 mots | 3 sources | 2011 | FR
Publié le août 03, 2011 in Littérature , Philosophie , Littérature Etrangère
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Résumé:

Dans le Gorgias de Platon intervient un débat entre Socrate et Polos sur la question de l'injustice. Selon toute apparence, comme le juge Polos, il vaut mieux satisfaire ses désirs, même en commettant l'injustice, que souffrir de subir une injustice. Socrate prend le contre-pied de cette doxa en tenant le discours paradoxal selon lequel il vaut mieux subir l'injustice que la commettre car celui qui commet une injustice ne fait pas de bien à son âme. Un tel débat trouve dans Les Ames fortes de Giono, Macbeth de Shakespeare et La Profession de foi du vicaire savoyard de Rousseau une illustration enrichissante : cependant, ne faut-il pas renvoyer dos-à-dos ces deux types de souffrance ?

I. Douleur de l'homme souffrant
II. Souffrance de l'homme coupable
III. Le dépassement du mal comme aporie

Extrait du document:

Un dépassement du mal correspond à une sorte de transformation intérieure de soi malgré les épreuves qui sont infligées à l'homme, une transformation qui tient en une sorte de renversement des valeurs, invitant l'homme à placer sa souveraineté au-dessus de la douleur. Une telle conception trouve son origine dans le stoïcisme ancien, qui invitait le sage à ne faire de la douleur qu'une représentation qui n'affectait pas sa volonté.

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