Y a-t-il eu un fascisme français ? Dissertation by ju1992

Y a-t-il eu un fascisme français ?
Dissertation se posant la question de savoir si la France a été épargnée ou non par le fascisme, après des années de status quo.
№ 24469 | 1,975 mots | 4 sources | 2008
Publié le mai 20, 2011 in Histoire , Sciences Politiques
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Résumé:

La question de savoir a été fasciste a été ravivée dans les années 1980 par la parution de deux thèses, celles de Bernard Henri-Lévy et surtout Zeev Sternhell, selon lesquelles le fascisme non seulement a existé mais est même né dans l'Hexagone. Ces thèses ont été reprises par un certain nombre d'universitaires américains, et en particulier Robert Soucy. Avant d'aborder cette question, il est bien sûr nécessaire de s'efforcer de définir le fascisme. On peut se référer au meilleur historien du fascisme italien, Emilio Gentile, pour qui « Le fascisme est un phénomène politique moderne, nationaliste et révolutionnaire, antilibéral et antimarxiste, organisé en parti-milice, avec une conception totalitaire de la politique et de l'Etat, avec une idéologie activiste et anti-théorique, avec des fondements mythiques, virilistes et anti-hédonistes, sacralisée comme une religion laïque, qui affirme le primat absolu de la nation, entendue comme une communauté organique, ethniquement homogène, hiérarchiquement organisée en un Etat corporatiste, avec une vocation belliqueuse à la politique de grandeur, de puissance et de conquête, visant à la création d'un ordre nouveau, d'une civilisation nouvelle. »
Nous allons de tenter de déterminer si cette définition peut ou non s'appliquer à des penseurs et acteurs politiques français, avant de nous pencher sur les éléments qui ont fait de la France un cas à part dans l'histoire du fascisme.

Extrait du document:

Dans l'entre-deux guerres, le contexte est différent puisque désormais, il y a un modèle fasciste concret, à partir des années 1920 en Italie et des années 1930 en Allemagne. En France également, des partisants fascisants se créent. Un seul d'entre eux a porté le nom même de faisceau : celui de Georges Vallois, créé en novembre 1925 avec l'idée de dépasser le clivage droite-gauche. L'apogée de ce parti sera extrêmement brève, puisqu'il disparaîtra après le Cartel des gauches de 1924, sous l'impulsion de Raymond Poincaré. On peut dire la même chose des Jeunesses Patriotes de Pierre Taittinger, ou encore dans les années 1930 de la Solidarité française, dirigée par Jean Renaud, qui ne survivra pas à la dissolution des ligues décidée en 1936. Même chose encore pour le francisme de Marcel Bucard, créé en 1933 et rassemblant quelques milliers de partisans. Tous ces groupes n'ont donc eu qu'une influence minime.

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