Y a-t-il un devoir de se connaître ? Dissertation by Phil89

Y a-t-il un devoir de se connaître ?
Dissertation de philosophie sur la connaissance de soi et ses aspects éthiques.
№ 30848 | 3,270 mots | 0 sources | 2014 | FR
Publié le août 26, 2014 in Philosophie
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Résumé:

« Gnoti seauton », l'injonction inscrite sur le fronton du temple de Delphes il y a de ça plus de deux mille cinq cents ans aura préoccupé tous les grands philosophes occidentaux puisqu'aucun n'a dérogé à la règle de se prononcer sur sa signification. « Connais-toi toi-même », en quoi la connaissance de soi est-elle si importante pour que les Grecs de l'antiquité en aient fait un devoir ? Y a-t-il un devoir de se connaître ? Mais qu'est-ce que se connaître ? Si connaître c'est se former une représentation adéquate d'un objet alors se connaître est-ce tenter de se représenter le soi comme l'objet de la conscience ? Un tel retour sur soi de la conscience ne peut concerner qu'un être humain doué d'une conscience réfléchie. Mais le soi peut-il être connu comme un objet, s'il est par définition un sujet pensant ? Qu'est-ce alors que la connaissance de soi ? La notion de devoir renvoie à l'idée d'obligation, obligation morale universellement partagée, s'il y a un devoir de se connaître c'est donc un devoir universel propre à l'homme. Si devoir il y a de se connaître alors c'est que cette connaissance est profitable à l'homme, car existe-t-il un devoir dont l'objectif ultime est autre que le bonheur des hommes ? Se connaître serait alors un besoin des hommes pour bien vivre, le bien-vivre étant l'objectif ultime de toute existence humaine. La connaissance de soi est-elle nécessaire à la vie humaine ?

Extrait du document:

La question de la connaissance de soi invite tout d'abord à se pencher sur ce qu'est le soi ? Chercher à connaître le soi cela revient-il à se demander « que suis-je en tant que personne, quelle est mon identité ? » D'aucuns répondront je suis un homme ou je suis une femme, je suis français, italien, grand, petit, je suis mon corps, je suis mon nom. Pourtant toutes ces réponses semblent partielles. Ma nationalité ne fait pas de moi un être unique, c'est une étiquette collective que tout un peuple partage, dire je suis gentil ou méchant ne me renseigne que sur une partie de mon caractère, de plus d'autres ne la partagent-ils pas ?

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