« L'Homme qui marche », d'Aurélia Georges Document by Henry Brulard

« L'Homme qui marche », d'Aurélia Georges
Commentaire sur le film 'L'homme qui marche' d'Aurélia Georges, sorti en janvier 2008 portant sur la vie mouvementée du personnage principal du film.
№ 15833 | 3,815 mots | 6 sources | 2010
Publié le mai 13, 2010 in Cinéma
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Résumé:

L'homme qui marche est d'abord un visage, émacié et étiré ; un front haut, des cheveux bouclés et indisciplinés, deux yeux incrustés et scrutateurs, un long nez un peu retroussé et, une fine bouche presque pincée d'être souvent tenue close. D'emblée, cette silhouette tout droit sortie de l'œuvre giacometienne (tel ses Trois hommes qui semblent chacun prendre une direction) nous fait nous poser deux questions : où va cet homme d'un pas si décidé, bien que pourtant fragile ? Vers sa destiné ? Où est-il simplement cet « esclave de la mort, […] ce voyageur qui passe » comme l'affirme Guy Debord dans le beau In girum imus nocte et consumimur igni (1978) ? Une figure et une allure réfractaires à aller vers l'autre comme à le laisser venir vers soi.

Extrait du document:

Emigré, groom, vendeur au porte-à-porte, peintre un temps, traducteur occasionnel, écrivain, fournisseur pour psychanalystes en photos de Lacan, professeur de russe à La Coupole, puis plus rien de tout cela sauf écrivain (toujours) et émigré (permanent), Viktor ne possède rien (et ne veut rien posséder), sauf du temps.

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