Le totalitarisme selon Hannah Arendt Document by ilovephilo

Le totalitarisme selon Hannah Arendt
Exposé sur le totalitarisme, présentant les principales caractéristiques de ce régime, en particulier à travers les écrits de la philosophe juive allemande Hannah Arendt.
№ 3188 | 1,740 mots | 0 sources | 2007
Publié le févr. 06, 2008 in Histoire , Sciences Politiques
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Résumé:

Le totalitarisme qualifie les systèmes politiques dans lesquels l'État a absorbé la société civile et ceux où l'idéologie de l'État est transfigurée en dogme imposé aux intellectuels et aux universités.
L'État, relayé par le parti unique, exerce en ce sens un contrôle total sur la société, la culture, les sciences, la morale jusqu'aux individus mêmes, auxquels il n'est reconnu aucune liberté propre d'expression ou de conscience.
L'expression totalitaire vient du fait qu'il ne s'agit pas seulement de contrôler l'activité des hommes, comme le ferait une dictature classique, mais aussi leurs pensées en leur imposant l'adhésion à une idéologie. À la contrainte physique s'ajoute celle du dogme.

I. Caractéristiques d'un État totalitaire
1) Définition selon Hannah Arendt
2) Autres usages du terme
3) Extension du concept
II. Citations

Extrait du document:

L'identité sociale des individus laisse place au sentiment d'appartenance à une masse informe, sans valeur aux yeux du pouvoir, ni même à ses propres yeux. La dévotion au chef et à la nation devient le seul moyen d'exister d'une existence qui déborde au-delà de la forme individuelle pour un résultat allant du fanatisme psychotique à la neurasthénie. Hannah Arendt cite ainsi un rapport russe indiquant qu'au début du stalinisme, quatre soldats étaient nécessaires pour s'assurer un prisonnier alors qu'à la fin, un seul soldat pouvait mener vingt prisonniers vers la mort. La domination totale est donc réalisée : les « ennemis objectifs » font leur autocritique pendant leurs procès, et admettent la sentence. Les agents du NKVD russe arrêtés avaient ainsi un raisonnement du type "si le Parti m'a arrêté et désire de moi une confession, c'est qu'il a de bonnes raisons de le faire". Arendt remarque en outre qu'aucun agent arrêté n'a jamais tenté de dévoiler un quelconque secret d'état, et est toujours resté fidèle au pouvoir en place, même lorsque sa mort était assurée.

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