Accouchement sous X Exposé

Accouchement sous X
Exposé portant sur l'accouchement sous X et se demandant comment concilier le droit de la génitrice de préserver l'anonymat et celui de l'enfant de connaître ses origines.
№ 31132 | 4,120 mots | 0 sources | 2014
Publié le nov. 26, 2014 in Droit , Sociologie , Questions Sociales
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Résumé:

Instauré dès le XVIème siècle l'accouchement sous X ou accouchement anonyme fonctionne comme une fiction juridique. En effet il permet à la parturiente de ne pas établir de lien de filiation avec le nouveau-né et de nier par la même occasion l'existence de son accouchement. A l'époque, il s'agit de donner la possibilité aux femmes enceintes d'échapper au déshonneur qu'elles n'auraient pu éviter autrement que par l'abandon de l'enfant, voire par l'avortement ou l'infanticide, tous deux punis de mort. L'abandon est une tradition ancienne qui a toujours existé. La mythologie religieuse évoque par exemple le cas de Moise. Laissé au fil de l'eau dans un berceau cet enfant est recueilli par la fille du pharaon. Avec cette institution le principe du droit romain « master semper certa est » « la mère est toujours connue » est ébranlé.

I. Une règle de droit ancienne qui influence de nombreux pays
II. Une remise en cause progressive de l'accouchement sous X

Extrait du document:

En outre les enfants abandonnés sont parfois peu adoptables: Les couples veulent des nourrissons qui n'ont pas de contact avec leurs parents biologiques et donc sont nettement plus intéressés par les enfants nés sous X.
L'absence d'informations sur les parents facilite l'adoption plénière
Avec ce type de points de vus les parents adoptifs risquent de vouloir cacher son origine à leur enfant adoptif. Or, l'enfant est une personne et n'est donc pas la propriété de quelqu'un, ici de ses parents. Il convient donc pour tout enfant, selon ces associations d'avoir accès à son histoire sans que personne ne s'y oppose.
La souffrance de la mère est également une réalité. En effet, l'enfant a la possibilité de chercher sa génitrice mais quand est-il de cette dernière? Dans la loi actuelle aucun décret ne stipule que la mère puisse revenir en arrière et chercher elle-même son enfant. Lui seul peut recourir aux recherches.

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