Barthes, Perec et la photographie Exposé by veber

Barthes, Perec et la photographie
Exposé décrivant le lien entre photographie et image, ches Barthes (la Chambre CLaire) et Perec (W ou le Souvenir d'Enfance). (pdf)
№ 31117 | 3,225 mots | 0 sources | 2014 | FR
Publié le nov. 16, 2014 in Littérature , Arts
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Résumé:

On le sait, Perec a lu Barthes. Et certainement, l'essayiste a pu influencer le
romancier de bien des façons. Dans le récit de W ou le Souvenir d'Enfance, la
photographie tient une place importante, et les descriptions de plusieurs clichés
de la famille disparue de Georges Perec nous apprend beaucoup, non pas sur ces
personnes, mais sur le projet de l'auteur. Dans un autre monde, Roland Barthes
s'adonne à sa série d'essais sous forme de chroniques basées sur des faits
d'actualité (son actualité, précise-t-il en avant-propos). Ce projet, Mythologies,
consiste en rien moins que systématiser le mythe, d'en montrer les mécanismes
et sa formation, et de le présenter comme constitutif d'une partie de la société.
Dans ces écrits, on trouve trois chroniques directement en lien avec la
photographie, et particulièrement susceptibles d'être croisées avec des passages
de W, et pouvant même à plusieurs égards éclairer le processus d'écriture du
roman.

I/ Perec et sa mère, « Acteurs d'Harcourt »
II/ La photogénie du père
III/ Ecrire le choc de la réalité

Extrait du document:

Dans la chronique « Photogénie électorale », l'essayiste présente encore une
fois la photographie comme un moyen de mythification, en montrant le rapport
des hommes politiques à leur image. « La photographie, écrit Barthes, tend à
rétablir le fond paternaliste des élections, leur nature « représentative », dérèglée
par la proportionnelle et le règne des partis. Dans la mesure où la photographie
est ellipse du langage et condensation de tout un « ineffable » social, elle
constitue une arme anti-intellectuelle, tend à escamoter la « politique » (càd un
corps de problèmes et de solutions) au profit d'une « manière d'être », d'un
statut socialo-moral. » On a vu dans la première partie que la photographie
pouvait servir de support à la mythification d'une relation, et du souvenir de
celle-ci ; ici, on verra qu'elle en est un de la fabrication d'une personnalité,
solution forcément attirante pour un orphelin en quête de reconstruction du
souvenir de ses parents.

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