Dieux et cultes : les deux Isis Exposé

Dieux et cultes : les deux Isis
Exposé se demandant en quoi l'évolution du culte isiaque montre un phénomène d'acculturation entre civilisation égyptienne et grecque. (pdf)
№ 21307 | 4,625 mots | 12 sources | 2010
Publié le nov. 28, 2010 in Histoire
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Résumé:

Isis est une divinité importante représentée sur le mur des temples dès l'époque du Nouvel empire Egyptien (-1500 à -1000). Deux photographies en témoignent : L'une la représente sous la forme d'un bas relief du Temple funéraire de Séthi 1er à Abydos (situé à 70 km Nord-Ouest de Thèbes), vers 1280 av. J.-C.. L'autre traite d'une représentation plus récente datant de 100 av. J.-C., prise à Philae, une île non loin d'Assouan. Le temple d'Isis se situe en son centre. Le culte d'Isis évoquant celui d'Osiris (dieu des morts), il nous faut également présenter certains autres dieux qui sont plus ou moins liés aux deux divinités. Ainsi un buste de Sarapis exposé dans la Villa Armani à Rome, une statue d'Isis provenant d'Alexandrie estimée du IIè siècle avant J.-C., Agathos Daimôn est une divinité qui prend la forme d'un serpent tué et vénéré par Alexandre le Grand (fondateur d'Alexandrie) la sculpture étant estimée à l'époque romaine. Enfin, Harpocrate renvoie ici à une divinité représentant Horus enfant.La statuette est estimée à l'époque hellénique. Trois dédicaces
d'Alexandrie adressées à Isis ont été extraite de l'ouvrage de E. Bernard intitulé « Inscriptions Grecques d'Alexandrie », l'Hymne à Isis de Narmouthis (Actuelle ville de Madinet Madi) extrait du livre « Dieux et hommes en Égypte » de Françoise Durand et l'Ordonnance de Ptolémée IV relative au culte de Dionysos témoignent de l'importance de cette divinité.

I- Évolution des représentations isiaques
II- Égyptianisation du culte ptolémaïque : une politique Lagide en faveur du culte d'Isis
III- Isis, une déesse à part entière

Extrait du document:

Les traits entre les deux représentations changent de manière subtile. Sur le bas-relief d'Abydos, Isis offre des lignes droites, anguleuses, raisonnables et pudiques. Ses mains levées cachent d'ailleurs une partie de son buste dans un soucis de retenu, d'intimité. Ce geste peut également renvoyer à la tempérance de l'épouse. Dans les processions funéraires pharaoniques, les membres de la famille royale ne devaient montrer aucun de signe de faiblesse.

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