Etre parlementaire sous la Ve République Exposé by ludo10

Etre parlementaire sous la Ve République
Exposé qui pose la question de savoir quel est le rôle réel des parlementaires sous la Vème République qui ont été maîtres de la destinée du pays pendant 12 ans.
№ 5630 | 2,800 mots | 3 sources | 2008
Publié le mai 13, 2008 in Droit , Sciences Politiques
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Résumé:

La campagne des législatives de 1956 s'est fait dans le chaos.
Les appels des poujadistes à «sortir les sortants» se mêlent aux appels des colons d’Algérie pour exprimer la défiance générale à l’égard des parlementaires qui font à l’Assemblée nationale la vie du pays.
Ces appels se traduisent en 1958 dans la bouche de Michel Debré en une doctrine de «parlementarisme rationalisé».
Avec le passage à la Vème République, un terme est mis au parlementarisme absolu de la IVème République, coupable aux yeux des citoyens des errements du pays.

I) La Ve République, ou le parlementaire humilié

A) Le parlementaire outragé
B) Le parlementaire brisé, le parlementaire martyrisé
C) Le parlementaire libéré

II) Etre parlementaire sous la Ve République, c’est appartenir à une catégorie hétérogène dont la place dans le schéma institutionnel varie

A) Les parlementaires, une caste républicaine
B) Une classe hétérogène : députés et sénateurs
C) Parlementaire de la majorité ou de l’opposition : une opposition pertinente ?


Extrait du document:

Etre parlementaire sous la Ve République, c’est à la fois accompagner, subir et s’habituer aux évolutions que connaît le pouvoir législatif en 50 ans. C’est voir son pouvoir réduit au profit de l’exécutif et perdre au fil des années toute prétention à le récupérer ; c’est accepter cette subordination ; c’est renoncer à jouer autre chose qu’un rôle de soutien au gouvernement en place. Dans ce déclin, les mécanismes de parlementarisme rationalisé et la mentalité adoptée par les parlementaires portent une égale responsabilité. Les parlementaires, en dépit des apparences de diversité formelles, forment au fond une classe homogène, affaiblie et soumise, dont les rébellions sont vite matées. Rien n’a vraiment changé depuis les slogans de Poujade : si les Français désavouaient à l’époque les parlementaires pour leurs abus de puissance, ils les désavouent encore aujourd’hui, cette fois pour leur excès de faiblesse (en 2000, 65% des Français estimaient être mal représentés).

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