La question du génocide des Juifs en France Exposé by Elooa

La question du génocide des Juifs en France
Exposé sur l'évolution en France du travail de mémoire concernant le génocide des juifs pendant la Seconde guerre mondiale et sur le rôle du récits des rescapés pour affirmer la spécificité de ce drame.
№ 6730 | 1,775 mots | 0 sources | 2008
Publié le juin 25, 2008 in Histoire , Religion
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Résumé:

Pour analyser la mémoire du génocide des juifs en France, cette étude considère dans un premier temps les acteurs de la mémoire du génocide, puis, dans un deuxième temps, les aspects de la mémoire du drame. Dans l'immédiat après-guerre, une mémoire juive particulière n'émerge pas car le génocide des Juifs est inclu sans distinction dans le catalogue des tueries nazies.
Les années 1970 furent marquées par le réveil d'une mémoire juive attachée à faire reconnaître la spécificité du génocide perpétré par les nazis. En somme, le travail de mémoire évolue au fil des décennies, et devra se poursuivre afin que de tels "Crimes contre l'humanité" ne se reproduisent pas.
La collaboration et la participation de Vichy au génocide hantent alors la mémoire nationale.
Ce n'est que depuis les années 70 que s'est affirmée la spécificité du génocide pratiqué à l'encontre des Juifs. Une mémoire Juive se constitue alors par la multiplication des récits des rescapés qui ont à cœur de ne pas laisser l'histoire de la Shoah tomber dans l'oubli.

Extrait du document:

Au fil des années, après avoir reconnu l'horreur du drame, la population française s'est lancée dans un travail de mémoire afin qu'un drame de cette ampleur de se reproduise pas. Tout d'abord, des stèles ont été érigées dans toutes les villes ou du moins touts les départements où sont gravés les noms des déportés morts pour la France. Les inscriptions présentes sur ces stèles sont parfois choquantes en précisant le nombre de morts. Prenons exemple sur les départements de la région de Limoges où le 29 août 1942, "450 Juifs dont 68 enfants [...] furent livrés aux nazis par le gouvernement de Vichy et déportés vers le Camp d'extermination d'Auschwitz", on donne ensuite l'ordre en passant de se souvenir. L'évolution de la Mémoire est alors flagrante, sur la première stèle érigée en 1980, on précise juste qu' "ici furent internés de nombreux patriotes" alors qu'en 1993, on précise le nombre de morts, à qui ils ont été délivrés, et on reconnaît clairement que c'est le Gouvernement de Vichy qui est responsable. Au même titre que les stèles, le "Mur des noms" a été dressée en janvier 2005 sur lequel sont gravés les noms des 76.000 juifs déportés, puis morts dans des conditions atroces.

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