La recomposition des droites françaises dans les années 30 Exposé

La recomposition des droites françaises dans les années 30
Dissertation qui analyse les causes et aspects de la recomposition des droites françaises dans les années 30.
№ 11777 | 3,570 mots | 5 sources | 2007
Publié le juin 30, 2009 in Histoire , Sciences Politiques
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Résumé:

En 1931, la crise économique mondiale déclenchée aux Etats-Unis deux ans plus tôt arriva en France. Jusqu'à cette date, le régime de la IIIe République connaissait ses meilleures années en terme d'unanimité. Depuis la Grande Guerre, les droites, à l'exception notable de l'Action française, convaincues que la République avait réussi à défendre l'intérêt national, se rallièrent à elle. S'opéra alors un premier reclassement, où l'on vit ce que l'on appelle les « républicains de gauche » se ranger du côté des droites, qui formèrent en 1919 le Bloc National.

1. La crise déstabilise les droites (1931-32)

2. Des forces traditionnelles dépassées

3. Des droites réorganisées (1936-39)

Extrait du document:

Lorsque la crise économique touche la France, ce sont les modérés de droite qui sont au pouvoir. Leur impuissance à la surmonter ne conduira pas seulement à la défaite des droites aux élections de 1932, mais aussi à une remise en cause des idéologies dans chacun des courants de la droite. Ces remises en cause, qui viennent à la fois d'intellectuels et d'hommes politiques en place, concernent tout d'abord le centre-droit, représenté principalement par l'Alliance démocratique et le Parti démocrate populaire.
En ce qui concerne l'Alliance démocratique, la crise va entamer profondément la confiance donnée au libéralisme économique, dont les politiques qui s'en réclament se sont avérés inefficaces. Ainsi, l'idée du corporatisme, véhiculé jusqu'alors par les tenants du catholicisme social, ou d'une plus grande intervention de l'Etat dans l'économie gagne du terrain. Mais la remise en cause la plus spectaculaire est celle du parlementarisme, qui était pourtant le régime de prédilection de cette droite libérale. La critique la plus poussée est celle d'André Tardieu, ancien Président du Conseil. Son expérience de chef de gouvernement le convainc de la nécessité d'une réforme des institutions qui donnerait au pouvoir exécutif un rôle prépondérant. Après sa participation au ministère Doumergue, il abandonne la politique active et se consacre à une véritable « croisade » en faveur de ses idées, qu'il exposera dans La Réforme de l'Etat, paru en 1934. On le voit ainsi défendre l'usage du référendum, l'octroi du droit de dissolution au Président de la République, le vote des femmes ou encore la suppression de l'initiative du Parlement en matière de dépenses. Néanmoins, ses idées n'empêcheront pas la majorité des hommes de la droite libérale de demeurer viscéralement fidèle à des traditions politiques qui semblent de plus en plus en péril.

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