Le modèle anglais et la question sociale Exposé by Boulala

Le modèle anglais et la question sociale
Exposé portant sur les mouvements sociaux novateurs d'Angleterre et leurs répercussions.
№ 9709 | 2,185 mots | 0 sources | 2009
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Résumé:

Loin d'être un modèle, le Royaume Uni fait plutôt figure d'exception en Europe au siècle des révolutions.
Première puissance mondiale, forme la plus aboutie de l'industrialisation et du capitalisme au monde, Marx considérait le pays comme le point de départ naturel de la grande révolution prolétarienne.
Et pourtant, malgré l'absence de représentation politique, malgré les échos révolutionnaires de l'autre côté de la Manche, malgré la misère d'une large part de la population au ban de la société, le système et les institutions politiques britanniques ont survécu.

1. Une situation sociale explosive
a) Les conséquences sociales de l'industrialisation
b) Fracture de la société institutionnalisée par le système politique

2. La Grande Bretagne est le pré-curseur de l'institutionnalisation de la prise en charge de la pauvreté
a) Aux sources de la conception moderne de l'exclusion
b) Institutionnalisation de l'aide aux indigents

3. Une prise en charge très insatisfaisante : la tension exacerbée éclate dans certains mouvement sociaux à porté politique
a) Revendications économiques
b) Revendications politiques

Extrait du document:

Avant l'émergence de la rationalité productiviste au XIIIe siècle environ , le pauvre bénéficiait d'une relative reconnaissance sociale puisque, considéré comme figure de Jésus-Christ, il assurait l'unité entre le monde d'ici-bas et l'au-delà.
C'est la morale du travail, la réhabilitation par le travail qui domineront les XVIIe et XVIIIe siècles et se concrétiseront par le grand renfermement des pauvres (M. Foucault). Cela n'était pas nouveau quant au principe, mais, pour un certain nombre de raisons, l'enfermement à partir du XVIIIe siècle se systématise et s'institutionnalise, avec les workhouses en Angleterre…
Les œuvres caritatives et les « associations » destinées à l'aide des plus pauvres se multiplient à l'ère victorienne, imprégnées par le développement de l' évangélisme (The Charity Organisation Society est fondée en 1869). Dans la droite ligne de la nouvelle idéologie productiviste se développent dans le cadre même de ses œuvres des enquêtes sociales destinées à vérifier que l'argent distribué bénéficie bien aux « bons » pauvres et non aux « mauvais ».
L'économie politique repose au XIX sur la croyance en l'existence d'un ordre naturel auquel il faut se conformer pour aboutir à l'harmonie sociale : école physiocratique : l'ordre naturel est voulu par Dieu, dans ces conditions, il est inutile d'imaginer des lois humaines : il suffit de laisser faire.
L'école classique anglaise va s'appuyer sur cette croyance.
La référence à l'ordre naturel va être permanente : Pour Ricardo (1772-1823) : « Le prix naturel du travail est celui qui fournit aux ouvriers les moyens de subsister et de perpétuer leur espèce sans accroissement ni diminution. » Dans le même sens, Malthus (1766-1834) affirme : « Par suite des causes qui règlent la population et qui accroissent l'espèce humaine, les salaires les plus faibles ne se maintiennent jamais beaucoup au-dessus du taux que la nature et l'habitude exigent pour l'entretien des ouvriers. »

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