Les fondements politiques et sociaux du nationalisme allemand Exposé by Boulala

Les fondements politiques et sociaux du nationalisme allemand
Exposé portant sur l'avènement de la nation allemande et sur l'émergence d'un nationalisme de puissance.
№ 9705 | 7,000 mots | 11 sources | 2009
Publié le janv. 13, 2009 in Histoire , Sciences Politiques
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Résumé:

1848 est une explosion des nationalismes portés par des courants contradictoires parfois séculaires ; c'est une tentative d'unification par le bas soutenue par les peuples, mais elle va échouer.
Avec l'échec du printemps des peuples, le nationalisme entame un tournant conservateur qui privilégie l'unification par le haut : l'économie, le rôle moteur de la Prusse, la guerre et la lutte contre les particularismes créent un espace et un sentiment national communs.
Le nationalisme allemand va ensuite s'exprimer, d'abord sous Bismarck, à l'intérieur : avec la consolidation de l'identité nationale contre tout groupe « exogène ».

1. L'année 1848 marque l'apogée et l'échec d'une première forme de nationalisme s'appuyant sur divers pensées héritées du passé
A) Les penseurs du XVIIIème et l'impact de la révolution Française
B) La pensée romantique et l'éveil du nationalisme allemand
L'application politique du nationalisme et l'échec de 1848

2. 1849 > 1878 : D'un nationalisme libéral à un nationalisme conservateur : triomphe de l'unification par le « haut », par les armes
A) Un processus permis par l'essor du Zollverein, qui joue un rôle déterminant dans la popularisation de l'idée nationale allemande
B) L'idée nationale conjuguée par la Prusse : la construction d'une identité par la guerre
C) La politique de sévérité vis-à-vis des particularismes : le Kulturkampf

3. Le nationalisme de puissance et d'expansion ( 1870-1914 )
A) La période bismarckienne ou le nationalisme de puissance
B) La Weltpolitik post-Bismarck ou le nationalisme agressif expansionniste
C) La prégnance du pangermanisme

Extrait du document:

En outre, c'est le propre du néonationalisme allemand que de vouloir associer les minorités nationales ou religieuses, en les conformant (avec ou sans consentement) à l'idéal national allemand : une Allemagne luthérienne, puissante, libérale économiquement, de langue germaine, courageuse et volontaire, prépondérante culturellement, …
Selon L. Dupeux, le 2nd Reich marque l'apparition d'une « Prusse mythifiée » où « la faveur nationale joue la carte d'une Prusse idéologique ». Cette Prusse mythifiée correspond au prussianisme, soit le germanisme pionnier avec sa discipline, son sens du devoir et son efficacité. L'Empire germanique, à dominante prussienne, se veut intégrateur à l'égard des nombreux allemands qui habitaient en dehors de l'Allemagne (sentiment national fort chez ces groupes qui vont tenter une unification de leur territoire avec la mère-patrie). Sous Bismarck, ce qui était frappant c'était l'absence d'une volonté sans borne de doter l'Allemagne d'un Empire puissant ; il pensait que la consolidation de l'Etat allemand et l'intégration des minorités « allogènes » étaient des tâches plus urgentes et plus vitales pour l'avenir de l'Allemagne que son implantation dans des colonies. En effet, on peut parler de « colonisation continentale » sous Bismarck, à travers par exemple la politique du gouvernement prussien en Posnanie, en Silésie du Sud et dans la plaine de la Vistule. De la même manière, des terres polonaises ont été rachetées pour y implanter des Allemands. D'ailleurs, les Polonais étaient le premier groupe linguistique non-allemand et étaient catholiques, tous comme la majorité des Alsaciens-Lorrains. Bismarck veut d'abord réunir les allemands et « convertir », si possible, les minorités nationales à son idéal, avant de penser à coloniser le monde. De plus, comme vu précédemment, Bismarck eut une politique stricte et coercitive envers les catholiques avec le Kulturkampf même si elle échoua finalement.
Cette vision bismarckienne peut être assimilée à la deuxième fonction distinguée par Dupeux : « l'idée de regroupement » même si ce fut de manière coercitive le plus souvent (lois antisocialistes, répression des minorités, Kulturkampf).

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