Munichois et anti-munichois en France Exposé by mattaja

Munichois et anti-munichois en France
Exposé qui à travers deux articles de presse tente de savoir comment la crise tchécoslovaque a réussi à diviser l’opinion en France.
№ 6590 | 7,520 mots | 8 sources | 2008
Publié le juin 23, 2008 in Histoire , Sciences Politiques
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Résumé:

Les situations qui divisent l’opinion sans respecter le clivage droite/gauche sont toujours particulières et révèlent que ces affaires touchent les convictions les plus profondes.
Tout comme l’affaire Dreyfus, les accords de Munich répondent à cette dichotomie. Ainsi, les deux articles de presse proposés en sont un révélateur. Le premier est un extrait d’un article publié dans le quotidien d’extrême droite, L’Epoque, daté du 26 septembre 1938. Son auteur, Henri de Kérillis (1889-1958) est fils d’amiral. A l’inverse, Paul Faure publie le 2 octobre 1938, dans le quotidien Le Populaire, organe de la SFIO, un article célébrant «la victoire de la paix» obtenue à Munich. Paul Faure (1878-1960) est un des fondateurs de la SFIO en 1905 après avoir adhéré au Parti Ouvrier Français en 1901.

I. La Tchécoslovaquie sacrifiée…
A. A Berchtesgaden, le sort de la Tchécoslovaquie se dessine
B. Le manque de soutien de la Tchécoslovaquie face aux revendications territoriales

II. … au nom de la paix à tout prix…
A. «Une opinion ancienne sur la guerre et la paix»
B. A Munich, «la victoire de la paix» ?

III. … en oubliant la défense de la France et de son honneur
A. Une honte pour la France
B. Après la Tchécoslovaquie, ce sera la France

Extrait du document:

La première conférence qui traite du sort de la Tchécoslovaquie est une rencontre entre Hitler et Chamberlain. Ainsi Henri de Kérillis mentionne à la ligne 16 (texte A) «l’accord de Berchtesgaden». Il désigne l’entrevue du 15 septembre 1938 dans une des résidences du Führer, le Berghof, entre Hitler et le premier ministre anglais, Chamberlain. Au cours de cette réunion, Hitler propose l’annexion du Sudetenland. Cette région se situe le long de la frontière germano-tchécoslovaque. Cette bande frontalière est peuplée par une très importante minorité allemande. On y dénombre trois millions cent mille personnes issues de cette minorité sur les quatorze à quinze millions habitants que compte la Tchécoslovaquie. Ses frontières englobant des populations allemandes furent fixées aux traités de Saint Germain et de Trianon signés en 1919 et en 1920. Comme on peut le voir sur cette carte, dans le Sudetenland, les minorités allemandes représentent parfois la quasi-totalité de la population.

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